« Que diantre cùlissiez-vous là ? », a demandé d'entrée de jeu l'animateur, Guy A. Lepage.
« CâĂ©tait une mauvaise dĂ©cision que je ne reprendrais pas si je pouvais. Parce que je sais que ça a blessĂ© des collĂšgues », a d'abord rĂ©torquĂ© l'ex-ministre caquiste.
Ce dernier a réaffirmé qu'il s'était déplacé à l'Espace Saint-Denis, le soir du 5 octobre, pour féliciter « de bons amis qui célébraient un moment important », dans une salle privée, loin des regards.
« JâĂ©tais un peu dĂ©tachĂ© depuis quelques mois, câest-Ă -dire que jâavais dĂ©jĂ annoncĂ© mon dĂ©part, a-t-il expliquĂ©. Jâavais un certain Ă©loignement qui fait que jâai baissĂ© ma garde... »
Mathieu Lacombe reconnaßt d'ailleurs qu'il s'agissait d'« une mauvaise décision » et que s'il avait « à reprendre cette décision-là , aujourd'hui, je prendrais une décision différente ».
Son soutien à des amis et amies péquistes, alors que la CAQ a été rayée de la carte électorale, lui a coûté son poste de ministre de la Culture et des Communications. Il s'est également fait montrer la porte du parti dont il portait les couleurs depuis 2018.
Quant à son avenir politique, Mathieu Lacombe reste plutÎt vague. Celui qui s'est affiché souverainiste au printemps dernier, affirmant qu'il voterait « oui » lors d'un référendum sur l'indépendance du Québec, n'a pas voulu « animer les théories » selon lesquelles l'ancien journaliste pourrait éventuellement se joindre aux troupes du Parti québécois.
« Je ne suis plus membre d'aucun parti politique ce soir. Je n'ai pas l'intention de changer ça dans les prochaines semaines », a rĂ©pondu M. Lacombe, qui dit s'ĂȘtre senti « utile » lors de ses annĂ©es au sein du gouvernement du QuĂ©bec.
Est-ce pour autant la fin de sa vie politique? « Je suis certain que je vais en refaire, jâai trop aimĂ© ça, a-t-il lancĂ©. Jâai trop eu la piqĂ»re pour vous dire que je ne referais pas de politique », a-t-il confiĂ©.
« Avec le PQ dans 18 mois? », a demandé le fou du roi de la soirée, Jean-Sébastien Girard. « Je ne penserais pas », a répondu Lacombe, tout sourire.
Rappelons que le 5 octobre dernier, la CAQ de la premiÚre ministre sortante Christine Fréchette n'a fait élire personne à l'Assemblée nationale. Le PQ a quant à lui été porté au pouvoir avec un gouvernement minoritaire comptant 59 députés et députées.