Pour rappel, Ottawa classe les pays selon une échelle en quatre niveaux : « Prenez des mesures de sécurité normales » (Niveau 1 — vert), « Faites preuve d'une grande prudence » (Niveau 2 — jaune), « Évitez tout voyage non essentiel » (Niveau 3 — orange) et « Évitez tout voyage » (Niveau 4 — rouge).
Que ce soit en raison de la criminalité, de l'instabilité sociale ou des conséquences de la météo, ces avis sont régulièrement révisés afin d'aider les gens qui voyagent à bien préparer leur séjour et à rester sur leurs gardes une fois sur place.
Mexique
Niveau de risque : Faites preuve d'une grande prudence (avec avertissements régionaux)
Le Mexique demeure l'une des destinations soleil préférées des Québécois et Québécoises, mais certains secteurs du pays sont loin d'être aussi paradisiaques qu'on pourrait le croire. Ottawa met notamment en garde les touristes contre un niveau élevé de criminalité et les risques d'enlèvement.
Bonne nouvelle : le gouvernement canadien a levé, le 19 octobre dernier, sa mise en garde qui visait la côte centre-ouest du pays.
Il demeure néanmoins déconseillé d'effectuer tout voyage non essentiel dans plusieurs États mexicains où la violence et le crime organisé sont particulièrement présents, notamment le Chiapas, le Guerrero, le Michoacán, le Sinaloa, le Sonora, le Tamaulipas et le Zacatecas.
Certaines destinations font toutefois exception, comme Palenque, Morelia, Monterrey, Hermosillo, Ixtapa-Zihuatanejo et Manzanillo. Pour quelques-unes de ces villes, Ottawa recommande de s'y rendre uniquement par avion.
Même les destinations touristiques les plus populaires ne sont pas complètement à l'abri. Des affrontements entre gangs ont déjà éclaté dans des hôtels, des boîtes de nuit et des restaurants, faisant parfois des victimes parmi les personnes qui se trouvaient simplement au mauvais endroit, au mauvais moment.
Autre détail important à savoir avant de partir : les autorités canadiennes rappellent qu'il est interdit aux personnes étrangères de participer à des manifestations au Mexique.
Finalement, si tu prévois profiter du soleil mexicain dans les prochaines semaines, garde en tête que la saison des ouragans se poursuit jusqu'à la fin novembre.
Pour en savoir plus sur les conseils pour le Mexique, c'est par ici
Bahamas
Niveau de risque : Faites preuve d'une grande prudence
Les Bahamas ont beau faire rêver avec leurs plages de sable blanc et leurs eaux turquoise, il faut tout de même rester sur ses gardes. Ottawa met en garde les touristes contre un taux de criminalité élevé, particulièrement à Nassau et à Freeport.
Des vols sont notamment rapportés dans les terminaux de croisière et à proximité des stations balnéaires, parfois même en plein jour. Le risque serait d'ailleurs plus élevé pendant les fêtes, les festivals et les régates, qui attirent de grandes foules.
Les crimes violents, souvent liés aux gangs, sont surtout concentrés sur les îles de New Providence et de Grand Bahama. À Nassau, les meurtres surviennent principalement dans les secteurs non touristiques du centre-ville, une fois la nuit tombée.
Autre mise en garde à ne pas prendre à la légère : des agressions sexuelles visant des touristes ont été signalées près des hôtels, dans les casinos, sur les plages et même lors d'excursions en motomarine. Dans certains cas, les victimes auraient été droguées à leur insu.
La fraude par carte bancaire est également fréquente à Nassau. Mieux vaut donc garder un œil sur ses transactions et faire preuve de prudence au moment de payer.
Finalement, si tu prévois t'envoler vers les Bahamas dans les prochaines semaines, rappelle-toi que la saison des ouragans se poursuit jusqu'à la fin novembre.
Pour en savoir plus sur les conseils pour les Bahamas, c'est par ici
Brésil
Niveau de risque : Faites preuve d'une grande prudence (avec avertissements régionaux)
Si tu prévois voyager au Brésil prochainement, mieux vaut redoubler de vigilance. Ottawa met notamment en garde les touristes contre la criminalité et la violence liée aux gangs, particulièrement dans les grandes villes du pays.
À Rio de Janeiro, deux secteurs sont carrément à éviter, soit le Complexo da Maré et le Complexo da Penha. Il s'agit de deux ensembles de favelas où la violence est particulièrement préoccupante. Des touristes ont même déjà perdu la vie après s'être aventurés par erreur dans ce type de quartier, notamment en suivant les indications de leur GPS.
Le gouvernement canadien déconseille également tout voyage non essentiel près de la plupart des frontières du pays, notamment en raison du trafic de drogue et d'armes.
Même les endroits très fréquentés par les touristes ne sont pas à l'abri. Sur certaines plages et dans les centres commerciaux, des groupes de criminels commettent parfois des vols de masse, une pratique appelée « arrastões ».
Autre mise en garde à prendre au sérieux : Ottawa rapporte des décès liés à la consommation d'alcool contaminé au méthanol, notamment du gin, du whisky et de la vodka. Des cas ont été signalés dans les États de São Paulo et de Pernambuco, ainsi qu'à Brasília.
Finalement, le deuxième tour des élections générales, prévu le 25 octobre, pourrait entraîner des rassemblements et une présence policière accrue dans certaines régions du pays.
Pour en savoir plus sur les conseils pour le Brésil, c'est par ici
Pérou
Niveau de risque : Faites preuve d'une grande prudence (avec avertissements régionaux)
La criminalité, les conflits sociaux et les grèves peuvent survenir n'importe où au Pérou, selon Ottawa. Tout voyage est déconseillé dans la vallée des rivières Apurímac, Ene et Mantaro (VRAEM), une zone touchée par le terrorisme et le trafic de drogue.
Les séjours non essentiels sont aussi déconseillés dans la vallée du Haut-Huallaga, ainsi qu'à moins de 20 km des frontières avec la Colombie et l'Équateur. Du côté équatorien, la présence de mines terrestres non signalées est en cause.
La province de Lima connaît une hausse marquée des crimes violents, et des agressions ont été rapportées sur le chemin des Incas et dans la région de Huaraz. De faux chauffeurs de taxi détroussent aussi des touristes autour des aéroports, dont celui de Lima. Les grèves, souvent déclenchées sans préavis, peuvent même bloquer l'accès à des sites comme le Machu Picchu.
Comme pour plusieurs pays de la région, Ottawa a récemment ajouté de l'information sur El Niño à son avis.
Pour en savoir plus sur les conseils pour le Pérou, c'est par ici
Chili
Niveau de risque : Faites preuve d'une grande prudence
Manifestations, troubles civils et criminalité font partie des raisons qui poussent Ottawa à conseiller la prudence au Chili. Les rassemblements sont fréquents à Santiago, notamment à la Plaza Italia, ainsi qu'à Valparaíso et à Concepción, et peuvent dégénérer rapidement.
Les vols à la tire sont courants dans les grandes villes, souvent commis en équipe, parfois avec des complices à moto. Les agressions à main armée sont en hausse, et il est recommandé d'éviter de marcher le soir dans certains secteurs, comme les collines de Valparaíso ou les quartiers Bellavista et Lastarria, à Santiago.
La météo est aussi un enjeu en ce moment. De violentes crues soudaines ont frappé la région de Santiago les 8 et 13 octobre, faisant des blessé.e.s et forçant des évacuations.
D'autres pluies abondantes sont attendues dans les prochaines semaines dans le centre du pays, avec des risques d'inondations, de glissements de terrain et d'avalanches. Le phénomène El Niño, qui devrait s'intensifier jusqu'en 2027, pourrait accentuer ces risques.
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Cuba
Niveau de risque : Évitez tout voyage non essentiel
C'est la seule destination de cette liste classée au niveau 3. On en parle depuis des mois, mais ça vaut le rappel. Ottawa déconseille les séjours non essentiels sur l'île en raison de pénuries qui ne cessent de s'aggraver, qu'il s'agisse de carburant, d'électricité, de nourriture, d'eau ou de médicaments. Les complexes hôteliers ne sont pas épargnés.
Toutes les compagnies aériennes canadiennes ont d'ailleurs suspendu leurs vols vers Cuba jusqu'à nouvel ordre. Le gouvernement invite les gens qui s'y trouvent à envisager de partir tant que des vols internationaux sont encore offerts, et précise que l'ambassade du Canada à La Havane pourrait avoir plus de difficulté à offrir des services consulaires.
Les coupures de courant sont quotidiennes et peuvent parfois toucher tout le pays pendant plus de 24 heures. Dans ce contexte, la sécurité s'est détériorée et les touristes risquent davantage d'être la cible de vols opportunistes, notamment dans les « casas particulares » et les voitures.
La saison des ouragans, qui s'étire jusqu'à la fin novembre, pourrait aussi empirer la situation.
Pour en savoir plus sur les conseils pour Cuba, c'est par ici