« Le métro, c’est un service essentiel. Et tout le monde devrait pouvoir l’utiliser en toute confiance », a lancé la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, lors d'une conférence de presse conjointe tenue ce mardi 13 octobre, à la station Place-des-Arts.
Pour l'occasion, elle était notamment accompagnée de la directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard, et du directeur adjoint du SPVM, Cédric Couture.
Au total, six grandes mesures ont été présentées afin d'améliorer la sécurité et de réduire le sentiment d'insécurité dans le métro montréalais.
Augmentation du nombre de constables
L'administration Martinez Ferrada a annoncé un investissement annuel de 6,4 millions de dollars pour embaucher progressivement 52 constables spéciaux supplémentaires d'ici la fin de 2027, ce qui portera leur nombre à 230.
En attendant que le recrutement et la formation de ces nouvelles recrues soient terminés, le SPVM déploiera 12 policières et policiers supplémentaires dans le réseau dès cet automne.
« Cette présence accrue permettra d’augmenter la fréquence des patrouilles, d’assurer une couverture constante des stations identifiées comme critiques, et de réduire les délais d’intervention, tout en contribuant à rehausser le sentiment de sécurité de la clientèle et du personnel », indique la STM.
Plus de caméras de sécurité
Grâce à un investissement d'environ trois millions de dollars, la STM compte moderniser et améliorer son Centre de répartition et de vigie des opérations (CRVO).
Le projet prévoit notamment l'ajout de nouvelles caméras de surveillance aux quelque 2 500 déjà installées dans le réseau souterrain.
« Cette bonification facilitera la détection rapide des méfaits et des incivilités, accélérera les interventions sur le terrain et améliorera la coordination avec le SPVM et les services d'urgence grâce au suivi visuel en direct des incidents », précise la STM.
Meilleure collaboration avec le SPVM
En plus du déploiement d'une douzaine de policières et policiers supplémentaires, le SPVM renforcera son Équipe métro d’intervention et de concertation (ÉMIC), en faisant passer le nombre de brigades de deux à six.
Selon la STM, cette mesure permettra d'élargir la couverture policière, notamment en soirée durant l'hiver, et d'augmenter la capacité d'intervention dans l'ensemble du réseau.
Plus d’intervenants sociaux dans le métro
La Ville de Montréal et la STM se sont associées à Ambulance Saint-Jean pour déployer des équipes d'intervention sociale dans le métro dès cet automne.
Pendant la saison hivernale, deux équipes seront présentes dans le réseau sept jours sur sept afin de venir en aide aux personnes en situation de vulnérabilité et d'améliorer la cohabitation entre les usagers et usagères.
Chacune sera composée de trois personnes, soit un.e superviseur.e, un.e intervenant.e social.e et un.e agent.e de vigilance et de liaison. Une seule équipe demeurera active le reste de l'année.
Le métro passera plus souvent
La mairesse Soraya Martinez Ferrada s'engage à augmenter le niveau de service du métro de 5 % dès septembre 2027, notamment en soirée. Il s'agit d'une promesse formulée lors de sa campagne électorale de 2025.
« On veut revenir aux niveaux prépandémiques, donc tendre vers les cinq minutes le soir et les hors-pointe. Plus le métro est fréquent, plus il est fiable », a souligné la directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard.
Cette bonification du service nécessitera un investissement de huit millions de dollars.
Nomination d'un boss de la sécurité
La haute direction de la société de transport pourra compter sur un petit nouveau : Martin Prud'homme, ex-patron de la Sûreté du Québec (SQ). Il portera dorénavant le chapeau de directeur principal, Sûreté et résilience organisationnelle.
Son mandat sera de renforcer les efforts déployés pour améliorer la sécurité et le sentiment de sécurité dans le réseau.