British Columbia NDP Leader Eby asks Green voters to think carefully about vote
British Columbia NDP Leader David Eby is appealing to Green voters as the snap election slated for Oct. 24 enters its final week.
Eby says Green voters should think carefully about their choices, as they prepare to cast their ballots.
He says he respects Green Leader Emily Lowan, but she won't be premier, and votes for her party could end up electing a Conservative government.
Eby says the Green vote was the difference between a Conservative and a New Democrat being elected in 11 ridings during the last election, including the riding of North Island, where he was speaking at an unrelated campaign announcement in Campbell River, B.C.
He says neither his party nor himself have been perfect, and a lot of people are frustrated about having an election at this moment.
Eby says this election is about the future of the province, and not the small differences between New Democrats and Greens, who share a common vision in many areas.
"So, I'm asking Green voters to think very carefully about the kind of province that we all want, because when we all work together as voters who share that vision, we win."
When asked whether his appeal to Green voters was an acknowledgment that his party was trailing, Eby says the only poll that matters happens on election day.
"I have a great deal of respect for their leader, and she is not going to be premier next week," he says. "The damage that a Conservative government would do would last for generations, and some of it would be impossible to undo."
This report by The Canadian Press was first published Oct. 18, 2026.
By Wolfgang Depner | Copyright 2026, The Canadian Press. All rights reserved.
Quel est le salaire d’un frigoriste en construction en 2026? Voici combien ça gagne
Avec toutes les thermopompes à installer, les frigoristes ont la cote. Et leur salaire aussi. 👀
Connais-tu ça, toi, la job de frigoriste? Outre le fait que ce soit un mot qui rapporte 14 points au Scrabble, il s’agit d’une profession essentielle, notamment pour l’installation de climatiseurs et de systèmes de réfrigération au Québec. On t’explique quel est le salaire de ce métier de la construction encore méconnu, ainsi que les conditions de travail qui viennent avec.
À lire également : Quel est le salaire d’un prof d’université au Québec en 2026? Voici combien ça gagne
D’abord, ça mange quoi en hiver, une personne qui exerce le métier de frigoriste? Grosso modo, elle s’occupe de l’installation, de la réfection, de la modification, de la réparation et de l’entretien des systèmes de réfrigération et de climatisation, selon la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Ces spécialistes travaillent notamment sur des refroidisseurs de liquide, des chambres froides et des humidificateurs, pour ne nommer que quelques équipements.
Selon les données de la CCQ, environ 85 % des frigoristes travaillent dans l’industrie de la construction, principalement dans les secteurs institutionnel et commercial, mais aussi dans les secteurs résidentiel et industriel.
Il est toutefois possible d’exercer ce métier à l’extérieur des chantiers, notamment au sein d’entreprises privées spécialisées en réfrigération et en climatisation, ou d’autres organisations ayant besoin de cette expertise.
Si tu comptes profiter du nouveau Programme national de rabais pour les thermopompes pour remplacer ton vieux système de chauffage, il y a de fortes chances que tu fasses affaire avec un ou une de ces frigoristes pour l’installation de ton nouvel appareil.
La main-d’œuvre est par ailleurs vieillissante. Toujours selon la CCQ, près des trois quarts des frigoristes ont plus de 30 ans, dont 11 % ont dépassé les 55 printemps. Ça sent donc la retraite pour plusieurs personnes et qui dit retraite dit « il faut trouver une relève! ».
Voici quelques exemples de tâches effectuées par un ou une frigoriste, selon le gouvernement du Québec :
- Vérifier le bon fonctionnement des installations de réfrigération;
- Réaliser des travaux d’entretien mécanique et électrique;
- Procéder à l'installation de thermopompes et de systèmes de climatisation à l'aide de différentes techniques, comme l'oxycoupage, le soudage et le brasage;
- Inspecter et tester les circuits ainsi que les dispositifs de commande;
- Lire et comprendre des plans et des dessins techniques;
- Diagnostiquer et régler des problèmes liés aux systèmes de contrôle numérique.
Quel est le salaire des frigoristes?
Dans l'industrie de la construction au Québec, le salaire des frigoristes varie selon leur expérience, leur statut d'apprenti ou de compagnon, ainsi que le secteur dans lequel ces personnes travaillent.
Les conditions salariales sont encadrées par quatre conventions collectives, en vigueur jusqu'en 2029, qui couvrent les secteurs résidentiel, industriel, institutionnel et commercial, ainsi que le génie civil et la voirie.
Selon les taux en vigueur depuis le 26 avril 2026, un frigoriste compagnon gagne 50,79 $ l'heure dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel. Ce montant peut grimper à 53,33 $ l'heure grâce à une prime de 5 % accordée aux compagnons détenant la qualification environnementale relative aux halocarbures.
Ce taux place les frigoristes parmi les corps de métier les mieux rémunérés de l’industrie, au même niveau que les électriciens et les plombiers.
La semaine normale de travail est généralement de 40 heures, réparties du lundi au vendredi. Elle peut toutefois atteindre 45 heures pour les frigoristes affectés aux travaux de service, selon les conditions prévues aux conventions collectives.
Les salaires annuels ci-dessous sont des estimations basées sur une année complète de 2 080 heures, soit 40 heures par semaine. Dans les faits, le nombre d’heures travaillées varie beaucoup d’une année à l’autre sur les chantiers.
Voici l'échelle salariale des frigoristes du secteur institutionnel, commercial et industriel, selon les conventions collectives en vigueur jusqu'en 2029 :
- Apprenti, 1re période : 25,40 $ l'heure
- De 0 à 1 999 heures d'apprentissage
- Salaire annuel : 52 832 $
- Apprenti, 2e période : 30,47 $ l'heure
- De 2 000 à 3 999 heures d'apprentissage
- Salaire annuel : 63 378 $
- Apprenti, 3e période : 35,55 $ l'heure
- De 4 000 à 5 999 heures d'apprentissage
- Salaire annuel : 73 944 $
- Apprenti, 4e période : 43,17 $ l'heure
- De 6 000 à 7 999 heures d'apprentissage
- Salaire annuel : 89 794 $
- Compagnon : 50,79 $ l'heure
- Après 8 000 heures d'apprentissage reconnues et la réussite de l'examen de qualification
- Salaire annuel : 105 643 $
Une personne gravit les échelons après avoir travaillé un certain nombre d'heures. Les heures de formation, notamment dans le cadre d'un diplôme d'études professionnelles, peuvent être créditées.
Une fois les 8 000 heures atteintes, il faut réussir un examen de qualification provincial pour obtenir le certificat de compétence- compagnon.
Quels sont les avantages sociaux des frigoristes?
En plus d'un salaire pouvant dépasser les 50 $ l'heure, les frigoristes du domaine de la construction bénéficient de plusieurs avantages sociaux, dont quatre semaines de vacances par année, incluant les fameuses vacances de la construction.
Les frigoristes admissibles ont également accès à un régime d'assurances collectives offrant notamment des protections en matière d'assurance maladie, d'assurance vie et d'assurance salaire. À cela s'ajoute un régime de retraite administré par la CCQ, auquel contribuent les employeurs et les membres du personnel.
Les assurances collectives ne sont toutefois pas entièrement payées par l’employeur : les frigoristes y contribuent aussi, au moyen de cotisations prélevées directement sur leur paie.
Des cotisations syndicales sont aussi retenues sur leur salaire, selon le syndicat auquel chaque personne est affiliée.
Enfin, les deux conventions collectives prévoient une contribution supplémentaire de 0,02 $ par heure travaillée, destinée à une caisse d'éducation syndicale. Cela représente 0,80 $ pour une semaine de 40 heures, ou 41,60 $ pour une année de 2 080 heures travaillées.
Quelles sont les études nécessaires?
Au Québec, le parcours habituel pour devenir frigoriste consiste à suivre un programme menant à un diplôme d'études professionnelles (DEP) en réfrigération de 1 800 heures, soit environ 18 mois. Plusieurs centres de formation professionnelle (CFP) offrent ce programme à travers la province.
Une fois son diplôme obtenu, la personne peut entreprendre son apprentissage sur les chantiers grâce à son certificat de compétence-apprenti (CCA). Pour accéder au statut de compagnon et obtenir son certificat de compétence-compagnon (CCC), elle doit compléter les périodes d'apprentissage reconnues et réussir l'examen de qualification.
Voici les CFP qui offrent actuellement la formation :
- Capitale-Nationale
- CFP de Québec
- Centre-du-Québec
- CFP Vision 20 20, à Victoriaville
- Estrie
- CFP 24-Juin, à Sherbrooke
- Montérégie
- CFP Pierre-Dupuy, à Longueuil
- Montréal
- CFP de Lachine, édifice Dalbé-Viau
- Saguenay–Lac-Saint-Jean
- CFP Jonquière, édifice du Royaume
À noter qu'il est possible de devenir frigoriste sans avoir obtenu de DEP en réfrigération. La CCQ permet notamment d'accéder au métier lorsqu'un bassin de main-d'œuvre est ouvert en raison d'une pénurie dans une région donnée.
Pour obtenir leur certificat de compétence-apprenti (CCA), les personnes intéressées doivent toutefois satisfaire aux exigences scolaires et présenter une garantie d'emploi d'au moins 150 heures auprès d'un employeur enregistré à la CCQ.
Les conditions pour obtenir le certificat de compétence-compagnon (CCC) demeurent les mêmes que pour les personnes diplômées.
- Convention collective du secteur industriel
- Convention collective du secteur institutionnel et commercial
Si jamais il y a un métier dont tu aimerais connaître le salaire et les conditions de travail, écris à notre journaliste Jean-Michel Clermont-Goulet à l’adresse jean-michel@narcity.com avec tes suggestions. On pourrait bien en faire le sujet d’un prochain article.
Cet article s'appuie sur les informations disponibles au moment de sa publication. Il pourra être mis à jour si de nouveaux renseignements sont portés à notre attention.
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Certains Québécois peuvent se faire rembourser leur déneigement : Voici qui et comment
En plus de ne pas avoir à pelleter, t'as pas à payer en totalité! 🤑
L’hiver approche à grands pas et, pour plusieurs propriétaires, c’est déjà le temps de penser au contrat de déneigement. Mais savais-tu que certaines personnes peuvent récupérer jusqu’à 40 % de leur facture grâce à un crédit d’impôt de Revenu Québec? On t’explique qui peut en profiter en 2026 et comment en faire la demande.
À lire également : Voici quand tu devrais poser tes pneus d'hiver en 2026 au Québec selon un expert
Si tu ne connais pas le crédit d’impôt pour maintien à domicile des aînés, te voilà enfin présenté à cette mesure du fisc provincial destinée aux personnes de 70 ans et plus qui souhaitent continuer à vivre chez elles, même en pleine autonomie.
Selon la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques (CFFP) de l’Université de Sherbrooke, cette aide financière s’adresse à plus de 500 000 personnes au Québec, selon des données de 2022.
Qui peut obtenir un remboursement pour son déneigement?
Pour être admissible, tu dois avoir 70 ans ou plus et résider au Québec à la fin de l’année. Pas besoin d’être en perte d’autonomie pour en profiter. Les personnes aînées autonomes y ont droit aussi, qu’elles soient propriétaires ou locataires.
Revenu Québec confirme que les services de déneigement et d'entretien du terrain sont admissibles, tout comme certains travaux extérieurs, notamment la pose et le retrait d'un abri saisonnier.
Les propriétaires de copropriétés peuvent également bénéficier du crédit pour les frais de déneigement inclus dans leurs charges communes.
Le crédit est remboursable, ce qui signifie que tu peux en profiter même si tu n'as aucun impôt à payer.
Combien peux-tu économiser?
En 2026, le crédit d'impôt représente 40 % des dépenses admissibles. Par exemple, pour un contrat de déneigement admissible de 500 $, tu pourrais récupérer 200 $. Une facture de 750 $ pourrait, quant à elle, donner droit à un crédit de 300 $.
Toutefois, le montant réellement accordé dépend notamment de ton revenu familial et des autres dépenses admissibles au programme.
Selon la CFFP, le crédit commence à diminuer lorsque le revenu familial dépasse 72 465 $ en 2026. Les règles de réduction varient toutefois selon le niveau d'autonomie.
En tout et partout, les dépenses annuelles admissibles sont également plafonnées à 19 500 $ pour une personne seule autonome et à 25 500 $ pour une personne seule non autonome. Cela représente des crédits d'impôt maximaux respectifs de 7 800 $ et de 10 200 $ en 2026, avant toute réduction liée au revenu.
Ces plafonds concernent l'ensemble des services admissibles au maintien à domicile, et non uniquement le déneigement.
Comment réclamer le crédit d'impôt?
Deux possibilités s'offrent à toi : réclamer le crédit dans ta déclaration de revenus du Québec, en remplissant l'annexe J, ou demander des versements anticipés auprès de Revenu Québec.
Pour les propriétaires de maisons qui souhaitent recevoir leur crédit à l'avance, il faut remplir le formulaire TPZ-1029.MD.9 ou utiliser les services en ligne de Revenu Québec.
Tu as jusqu'au 1er décembre 2026 pour demander des versements anticipés pour cette année. Ceux-ci sont versés directement dans ton compte bancaire. Assure-toi de conserver tes factures et tes pièces justificatives.
Quelles sont les autres dépenses admissibles?
Il faut savoir d'emblée que ce ne sont pas tous les frais qui sont admissibles, aux yeux de Revenu Québec. Ceux qui le sont, outre le déneigement et l'entretien paysager, varient selon l’endroit où vit la personne. Voici quelques exemples :
En maison ou en copropriété
- Entretien ménager ;
- Livraison d’épicerie et de repas ;
- Aide à l’hygiène et à l’habillage ;
- Services infirmiers et soins personnels ;
- Travaux mineurs d’entretien et de réparation.
En logement locatif
- Un montant correspondant à 5 % du loyer mensuel est automatiquement considéré comme une dépense admissible ;
- Le loyer pris en compte est d’au moins 600 $ et d’au plus 1 200 $ par mois ;
- Les services non inclus dans le loyer, comme le ménage, le déneigement, la livraison d’épicerie ou les soins à domicile, peuvent être ajoutés séparément.
En résidence privée pour personnes aînées
- Une portion importante du loyer ;
- Les services de repas ;
- L’entretien ménager;
- Les soins infirmiers et l’aide personnelle.

L'agente de Cath Peach et Claudie Mercier nous dit ce que ça prend pour devenir influenceur
Techniquement, tout le monde pourrait le devenir, MAIS...
Les créateurs et créatrices de contenu, qu'on nomme souvent influenceurs et influenceuses ont parfois mauvaise presse. D'un point de vue externe, ces belles personnes cumulent les milliers d'abonné.es sur leurs plateformes et semblent vivre une vie de rêve où les marques font la file pour leur offrir des gratuités et les inviter un peu partout. Alors que plusieurs se défendent en justifiant l'ampleur de leur travail, c'est parfois difficile de comprendre ce qui est « siii difficile » quand tu fais des stories pour parler d'un produit, ou tu publies des photos un bac de jujubes à la main. Afin de démystifier le milieu de l'influence au Québec, Narcity a décidé de s'entretenir avec une des femmes au sommet de cette industrie, Karine Pelletier, soit la directrice générale de Jinfluence ainsi que directrice marketing et commandites pour Productions J.
Jinfluence, c'est l'agence réputée à Montréal qui représente certaines des personnalités du Web les plus convoitées : les ancien.nes participant.es d'Occupation Double. Claudie Mercier, Catherine « Peach » Paquin, Frédérick Robichaud, Noémie Marleau et Julie-Anne Ho ne sont que des exemples de personnes avec une immense portée et notoriété qui ont signé avec la boîte.
L'agence affirme d'ailleurs qu'elle se démarque par son « approche personnalisée pour répondre [aux] besoins et par la créativité de [ses] campagnes d’influence ». Mais quel est le rôle de l'agence, concrètement? Est-ce que ça vaut la peine de travailler avec une boîte de marketing d'influence et partager ses revenus? Et si quelqu'un qui n'a pas participé à une téléréalité, comme toi et moi, voulait devenir créateur ou créatrice, comment faudrait-il s'y prendre?
Karine Pelletier a répondu à toutes nos questions sur son domaine aussi polarisant que convoité.
Qu'est-ce que le rôle d'un agent en marketing d'influence?
« En fait, l'agent d'influenceur est là pour aider et supporter les influenceurs. C'est-à-dire négocier leurs contrats, de s'assurer qu'on peut faire un plan, une stratégie avec eux, selon ce qu'ils ont envie de faire. Parce qu'on ne va jamais les forcer à faire quoi que ce soit qu'ils n'ont pas envie. Je pense que c'est ça la base d'un influenceur. Si ce n'est pas dans l'authenticité, ça va leur nuire, bien évidemment. Donc, c'est un peu ça le rôle : de supporter les influenceurs dans leurs envies et surtout dans la négociation de contrat avec les clients. » Explique Karine Pelletier.
Comment choisissez-vous quel influenceur ou influenceuse va être un bon « fit » pour un contrat?
« Nous, en fait, on a souvent des clients qui nous approchent pour certaines campagnes. Alors, plusieurs nous demandent déjà un influenceur qu'ils ont déjà en tête. Autrement, on va regarder le profil. Par exemple, si on a quelqu'un qui veut avoir un côté beauté, on sait qu'on a certaines influenceuses liées au côté beauté. Par exemple, Noémie Marleau est magnifique, elle a une peau magnifique, bien c'est sûr que c'est un bon fit avec certaines marques.
« Si on va sur le site Internet de Jinfluence, tout est identifié, d'ailleurs. Chacun a leur profil et leur catégorie. Donc, on a du monde lifestyle, beauté, sport, et tout ça. »
Est-ce que Jinfluence prend seulement des personnes qui ont participé à des téléréalités avec Noovo, comme OD ou Survivor?
« En fait, c'est une bonne question parce que principalement on a des gens qui sont issus soit d'Occupation Double, soit de Survivor, mais de plus en plus on fait des contrats avec certains clients qui veulent des gens avec un profil différent alors on va chercher des gens d'ailleurs. On a d'ailleurs une compagnie qui fait des petites couvertures pour bébé avec qui on est allé chercher des micro-influenceurs et ils n'étaient pas dans l'agence, mais on travaille beaucoup avec d'autres personnes maintenant. Et on va demander aux gens, de plus en plus, de rentrer dans la banque de données parce qu'on a des contrats différents qui demandaient des gens différents. Donc ça, je pense que ça va être intéressant pour tout le monde. »
Tu parles d'une « banque de créateurs ». Est-ce que n'importe qui peut s'y ajouter? Comment est-ce que quelqu'un entre dans la fameuse banque?
Influenceurs et influenceuses représenté.es par Jinfluence.
Jinfluence
« Dans le fond, tu peux nous contacter à info@jinfluence.biz et aussi tu peux aller sur notre site Internet. On va regarder un peu ton profil pour voir si tu es un fit avec certaines compagnies avec qui on travaille.
« Il faut quand même être un créateur de contenu. Il faut faire du bon contenu, il faut être pertinent, il faut avoir une authenticité, il faut que les gens te suivent. Alors, à ce niveau-là, si tu as tout ça, oui, bien évidemment, tu pourrais devenir une influenceuse parce que tu as une passion et tu y crois. Et plus que les gens te suivent, plus les clients vont voir qu'il a un intérêt à travailler avec elle. Ça dépend de ce que tu fais. On a des clients pour toutes les mesures d'influenceurs. Il suffit d'avoir du bon contenu. Quelqu'un qui veut bien le faire et le fait bien peut arriver à être influenceur. Mais ça prend une passion! C'est un travail en soi. »
Est-ce qu'il y a un nombre minimum d'abonné.es que les gens doivent avoir pour soumettre leur candidature à Jinfluence et devenir influenceur ou influenceuse?
« Je te dirais au moins 1 000... Si tu commences à 1 000, c'est déjà pas pire. Mais ça dépend aussi des campagnes. Ça ne veut pas dire que parce que tu as plus de 1 000 abonnés tu vas avoir plein de contrats, mais ça peut arriver. Les micro-influenceurs, il y en a beaucoup qui font plein de choses et il y a du monde hyper intéressant qui ont des profils hyper différents aussi. Donc, oui, il y a les macros comme Claudie Mercier qui a tellement de monde [qui la suit]. Elle a 1,2 millions d'abonnés sur TikTok, elle a aussi plein de monde sur son Instagram, alors c'est quand même impressionnant et ça attire certains contrats versus il y en a d'autres qui sont des micros, mais peuvent faire des choses hyper intéressantes aussi. Les compagnies regardent pas mal tout le monde à différents niveaux, donc ça dépend des contrats qu'on a. »
« On fait aussi des vérifications [pour les faux abonnés]. Pour nous, c'est important parce que ça représente leur image et notre image aussi, alors on ne veut pas entacher d'image. Et c'est quand même assez évident si tu achètes des abonnés. Si tu regardes les abonnés, d'où ils viennent et tout, dans la banque, et ça va se refléter dans ton taux d'engagement. Si du jour au lendemain tu es passé de 500 à 40 000, je peux te dire que c'est assez évident que tu as acheté des abonnés. Mais c'est pas à leur avantage. »
Et si quelqu'un comme moi voulait devenir influenceuse dès demain, quels sont tes principaux conseils?
Conseil #1 : Trouver une niche qui te passionne et être constant.e sur son exploitation
Alors que Karine Pelletier s'est basée sur mes propres réseaux sociaux, @iza.bee sur Instagram et IzabelleBee sur TikTok pour donner ses exemples de choses à faire, mais aussi à éviter, elle a un premier constat : « J'ai regardé ton profil Instagram, j'ai regardé ton TikTok, et ce que je trouve intéressant c'est que tu as deux profils hyper différents. Sur ton TikTok, ça reflète beaucoup plus ce que tu fais en tant que journaliste, et sur ton compte Instagram, ça reflète Izabelle qui voyage, qui a du plaisir, qui est coach de cheerleading et tout ça. Mais, je pense que ça serait bon de marier les deux et ne pas avoir de distinction entre les deux. »
Le fait d'avoir deux profils avec des niches très différentes n'est pas idéal, selon Karine, qui explique que de choisir une lignée ou combiner ses passions pour que tous nos réseaux sociaux aient la même direction est le plus important : « Par exemple, tu as parlé de deux restaurants ou d'un événement que tu as fait avec Bridgerton et tu as eu vraiment beaucoup de monde qui a regardé la vidéo, qui t'a posé des questions. Les gens étaient intéressés [...]. Je pense qu'il y a un engouement pour ce genre de vidéo avec toi parce que tu amènes des informations intéressantes et tes images sont super belles - moi-même j'avais envie d'aller au restaurant que tu as présenté ou de vivre l'expérience que tu as vécue. Puis, je trouve que sur ton Instagram, à l'inverse, tu as des photos de voyage et des fois quelques vidéos mais c'est moins reflété. L'information de ton côté journalistique est super intéressant. Tu pourrais tellement plus aller en profondeur. Tes images sont belles, mais on dirait que tu es moins engagée au niveau de la vidéo. Ce serait important de faire des Réels et tout. Si j'étais toi, demain matin, ce serait ça ma niche : tu peux voyager et aller dans des restaurants. »
« Aussi, on ne connaît pas assez c'est qui Izabelle. Ça serait le fun de voir plus ça. »
Conseil #2 : Être authentique
Selon la directrice générale de Jinfluence, l'authenticité est une règle d'or. Les abonné.es vont le sentir si ce n'est pas fait par pur intérêt et passion ou si, pire encore, il y a des discordances entre les valeurs qu'on prône et les partenariats choisis ou les agissements.
« Ta passion, c'est important que ça soit authentique parce que si tu le fais juste pour le faire ou juste pour être populaire ou pour avoir de l'argent, ça va transparaître. Les gens vont finir par tomber en amour avec toi [si tu es authentique]. Tu fais partie de leur quotidien. Le matin, souvent les gens se lèvent, ils vont sur leurs réseaux sociaux et là ils regardent et ils vont voir, admettons, ta vidéo. C'est sûr que tu vas finir par faire partie de leur quotidien. Je suis sûr que toi-même, à un moment donné, tu as fait : "Hey, je le connais, salut!" [en voyant un influenceur]. Tu ne connais pas vraiment la personne, mais tu la vois tous les jours alors tu as l'impression de la connaître.
« Quand je dis l'authenticité et la constance, c'est vraiment important. Les gens regardent ça. Si tu dis un truc et tu fais l'inverse, les gens le savent et ils vont te le dire. (rires) »
Conseil #3 : Laisser les gens te connaître, tout ne doit pas être léché et parfait
En plus d'être authentique, un bon conseil - mais pas une obligation - est d'être « parfaitement imparfait.e ». Pour créer une proximité avec les personnes qui vont s'abonner à toi, c'est important d'avoir une certaine vulnérabilité et de se montrer sous tous les facettes.
« On devrait te connaître un peu plus. J'ai l'impression que je ne te connais pas beaucoup. Que tu mets juste des images de toi... Parfois. Des fois, tu es avec des gens... Je ne le sais pas. Est-ce qu'elle a un copain? Elle va où? On dirait qu'il manque d'informations. J'aimerais ça te connaître plus. On dirait que je ne te connais pas assez. Pour moi c'est important, les gens aiment ça te connaître. Et pas juste les images léchées : c'est correct le good, le bad and the ugly parce que ça fait que ta vulnérabilité amène quelque chose d'intéressant. »
« Mais ça dépend de chaque profil. Tu montres ce que tu veux montrer [...]. À un moment donné, c'est de définir comment toi, tu veux te positionner sur les réseaux et ce que tu veux démontrer. »
Conseil #4 : Avoir une constance dans ses publications de contenu
Dans la même lignée que les conseils ci-haut, si tu veux faire partie du quotidien des gens et qu'ils et elles s'attachent à toi, tu dois avoir une présence active sur les réseaux sociaux, explique Karine Pelletier. Sur les différentes plateformes, la compétition est très féroce et tu peux facilement perdre l'attention si quelqu'un d'autre est plus actif et constant que toi dans un domaine similaire.
« Avoir une constance [est important]. Des fois, tu es moins constante. Des fois c'est des voyages, des fois ce n’est pas des voyages, des fois c'est la fille qui fait du coaching, des fois c'est tes amis. Des fois tu fais des stories, des fois tu n'en fais pas. Ta constance est importante. On dirait que tu n'as pas de lignée. »
Conseil #5 : Créer un engagement
Contrairement à ce que, personnellement, je pensais, les fameux mots-clics (hashtags) et les légendes (captions) ne sont pas si importants en 2023. Nous sommes à une époque où les vidéos et visuels interactifs sont hyper forts alors passer les messages que tu veux avec tes visuels fait le travail. Selon notre experte, les Réels et les TikTok sont à mettre de l'avant pour captiver l'audience, surtout en début de carrière. Certains hashtags ont des milliers de publications et sont dominés par des personnalités aux millions d'abonné.es, alors il sera difficile de sortir du lot.
« Qu'est-ce qui fait en sorte que tu regardes quelque chose, ou que tu as envie de manger quelque chose? C'est [les visuels]. N'importe quelle marque, tu vas connaître leur logo. Un réfrigérateur, on appelle ça un frigidaire parce que la marque est forte [...]. Est-ce que c'est essentiel d'avoir le meilleur caption... C'est relatif. De plus en plus, le monde regarde beaucoup les Réels. TikTok aussi fonctionne super bien et ce n'est pas une question de caption ou de hashtags. Je pense que le contenu est essentiel, principalement [pour créer un bon engagement]. »
Conseil #6 : Établir quel engagement de temps tu veux investir dans ta plateforme
Évidemment, si éventuellement tu veux vivre des réseaux sociaux, la bonne réponse est sans doute « beaucoup ». Mais Karine recommande simplement de savoir quel engagement de temps on veut mettre et de s'y tenir. On ne peut pas disparaître du Web pendant deux mois parce qu'on prend des vacances sans voir d'impact sur notre communauté.
« Toi-même, tu dois savoir : qu'est-ce que je veux faire? Trois fois par semaine? Deux fois par jour? Qu'est-ce que je veux faire et quel message est-ce que je veux livrer ? »
Conseil #7 : Travailler avec d’autres créateurs et créatrices
L'experte explique que, dans l'industrie, les relations valent de l'or. Elle recommande de se faire des contacts et de travailler avec d'autres créateurs et créatrices qui ont les mêmes champs d'intérêt que soi-même. Un bon exemple serait les youtubeurs et youtubeuses qui se réunissent pour créer deux vidéos la même journée : l'une sur une chaîne, et l'autre sur le compte du collègue.
« Un avantage, c'est que tu connais beaucoup de monde, dont beaucoup d'influenceurs, et ça, ça peut être intéressant aussi. Tu pourrais voyager avec certains influenceurs qui vont t'aider à justement te faire connaître un peu plus [...]. Nous, on a certains influenceurs qui ont fait des voyages avec d'autres influenceurs. Veut, veut pas, moi, si je suis influenceuse et je te repartage, ça te donne une visibilité additionnelle, donc tout ça peut être intéressant. »
Conseil #8 : Avoir plusieurs plateformes de diffusion de contenu te rend plus intéressant.e pour les client.es
Pour terminer, un outil en or dans le milieu est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Il y a différents types de personnes et différentes plateformes, et être actif ou active sur plusieurs d'entre elles aidera à se faire connaître et avoir une meilleure présence.
« L'idéal, c'est d'avoir plusieurs plateformes, mais que tes plateformes soient toutes interreliées [...]. Tu pourrais faire des choses sur TikTok que tu ramènes sur Instagram, qui va te régénérer [de l'engagement]. Tu pourrais, par exemple, te partir un YouTube qui va faire en sorte que tu peux jouer sur tes autres plateformes. Et c'est ça qui fait en sorte aussi qu'éventuellement tu es un influenceur et tu es rémunéré pour. C'est toujours plus avantageux pour un client parce que tu as plusieurs plateformes aussi. »
Au final, Karine Pelletier conclut avec l'essentiel : « [...] Il n'y a pas de recette magique. Plus tu vas être pertinente, plus tu vas avoir d'abonné.es aussi. »