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Les policiers du SPVM seront équipés de caméras corporelles d’ici un an

« Les caméras peuvent protéger tant le citoyen que le policier », affirme la mairesse de Montréal.

Ça bouge du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). La mairesse Soraya Martinez Ferrada a confirmé ce vendredi 21 août que le processus menant à l’implantation de caméras corporelles chez les policiers et policières de la métropole était officiellement lancé.

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D’ici un an, 3 500 agentes et agents devraient en être équipés de ces caméras portatives, en plus de l’installation de caméras véhiculaires sur 600 véhicules de patrouilles.

L’annonce survient dans un contexte où le corps policier fait l’objet de plusieurs interventions très scrutées depuis le début de l’année.

« Les caméras peuvent protéger tant le citoyen que le policier », a dit la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, lors d’un point de presse, ce vendredi.

« Lorsqu’une intervention policière est remise en question, les citoyens comme les policiers ont intérêt à ce que nous puissions établir les faits. La caméra permet d’avoir une trace objective d'une intervention » a-t-elle justifié.

De son côté, le directeur du SPVM, Fady Dagher, soutient que cette technologie n'agira pas comme une « solution miracle », mais elle « nous permettra d’avoir un respect mutuel de part et d’autre », promettant une « transparence totale ».

Il faut dire que cette mesure était attendue depuis longtemps. Montréal devait toutefois attendre le feu vert du gouvernement du Québec avant d’aller de l’avant, puisqu’une modification législative est nécessaire afin de permettre l’utilisation des images enregistrées dans le cadre d’enquêtes policières et devant les tribunaux.

« Montréal, on est prêts. Nous faisons notre part et nous nous attendons à ce que le gouvernement du Québec fasse également la sienne », a lancé aux journalistes la mairesse.

Rappelons qu’un projet pilote équipant des agents et agentes du SPVM de caméras portatives avait déjà été déployé en 2016 et 2017, mais n’avait pas donné lieu à une implantation permanente. Un rapport avait alors conclu que l’expérience n’avait pas permis d’établir « sans équivoque » que ces caméras favorisaient la transparence des interventions policières.