Career college students worry about impact of OSAP pause, extended to 2027
Now that the Ontario government has confirmed that a provincewide pause on student financial assistance payments to career colleges will last for months, some students say they're worried it will prevent them from graduating.
Colleges and Universities Minister Nolan Quinn announced late Tuesday afternoon that the pause won't be lifted until the government establishes a new process for approving private post-secondary institutions under the Ontario Student Assistance Program.
He says that work isn't expected to be finished until the new year, and the government is also still working to secure third-party loans for students through banks.
Quinn enacted the pause after he said preliminary findings from an audit into OSAP usage at career colleges highlighted serious concerns.
Many students say they feel unfairly penalized for the allegedly suspicious activity of others.
Trillium College has suspended classes due to uncertainty around the OSAP pause, and student Marina Whitehead says she now doesn't know if she will be able to graduate in February, as planned.
This report by The Canadian Press was first published Oct. 21, 2026.
By Allison Jones | Copyright 2026, The Canadian Press. All rights reserved.
Un nouvel espace de coworking AVEC garderie ouvre à Montréal : Voici combien ça coûte
Et une partie de la facture pourrait t'être remboursée!
Concilier travail et famille, ce n'est pas toujours facile, surtout avec un enfant en bas âge à la maison. Entre les réunions, les échéances et les responsabilités parentales, trouver quelques heures pour travailler peut vite devenir un casse-tête. Un nouvel espace de coworking avec halte-garderie à Montréal pourrait toutefois changer la donne, alors que les places en garderies peuvent se faire rares par endroits et que les grands-parents ne sont pas toujours disponibles.
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C'est ce que propose Mini & Co, situé en plein cœur de la Plaza St-Hubert, dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Le concept? Permettre aux parents de travailler pendant que leurs enfants s'amusent à quelques mètres, sous la supervision d'éducatrices.
Ouvert en septembre dernier, l'endroit accueille les enfants de moins de quatre ans et combine bureaux partagés et service de halte-garderie. Pendant que tu travailles, étudies ou avances dans tes projets personnels, ton enfant est pris en charge dans un espace spécialement aménagé pour les tout-petits.
En entrevue avec Narcity Québec, Sébastien Coulombe, qui a cofondé Mini & Co avec sa conjointe Soline, explique que l'idée est née après la naissance de leur fille, Mila, qui vient de célébrer son premier anniversaire.
« Quand on a eu notre petite fille, on s'est rendu compte que, pour des entrepreneurs, des travailleurs autonomes, même des étudiants ou des gens qui ne sont pas prêts à laisser leur enfant à la garderie, il n'y avait pas vraiment d'option où tu pouvais rester à côté de ton enfant », explique l'entrepreneur.
Après plusieurs années dans l'univers exigeant des jeunes entreprises, il souhaitait aussi ralentir le rythme et passer davantage de temps en famille. Mini & Co est ainsi né de ce besoin.
Comment fonctionne Mini & Co?
Contrairement à une garderie traditionnelle, Mini & Co propose un service de garde ponctuel, jumelé à un espace de travail. Ça veut dire quoi, « ponctuel »? On parle d'un service utilisé à l'occasion et non sur une base régulière.
Les parents peuvent réserver des blocs de trois heures et demie, le matin ou l'après-midi, et même en combiner deux pour passer une journée complète sur place.
L'endroit accueille les enfants de trois mois à trois ans et comprend notamment une halte-garderie remplie de jouets, tous testés par la petite Mila, nous dit-on, un dortoir de sept lits, une cuisine commune, des bureaux partagés et des espaces fermés pour les réunions ou les rencontres avec des clients et clientes.
Une pièce parent-enfant est aussi disponible pour allaiter ou passer un moment avec son bébé. Les parents doivent seulement apporter les couches, les lingettes, les collations et les biberons, au besoin.
Ton enfant a besoin de toi? Un téléavertisseur, semblable à ceux utilisés dans certains restaurants pour signaler qu'une commande est prête, te permet d'en être informé sans qu'une éducatrice ait à interrompre ta réunion.
D'ailleurs, pas besoin d'être parent pour profiter des bureaux. Sébastien Coulombe confirme que certaines personnes fréquentent déjà Mini & Co uniquement pour son espace de coworking.
Combien coûte une journée chez Mini & Co?
C'est là que le bât blesse. Il faut prévoir 65 $ plus taxes pour un bloc de trois heures et demie, ou 130 $ pour une journée complète, avant toute réduction. Des rabais sont toutefois offerts à l'achat de forfaits de quatre ou dix blocs.
La facture peut donc vite grimper si tu comptes fréquenter l'endroit plusieurs fois par mois. Le fondateur reconnaît d'ailleurs que le prix peut représenter un obstacle pour certaines familles.
Bonne nouvelle, toutefois : les frais facturés par cet organisme à but non lucratif sont admissibles au crédit d'impôt remboursable pour frais de garde d'enfants de Revenu Québec.
Selon le revenu familial et les conditions d'admissibilité, le remboursement peut atteindre 78 %. Ainsi, un bloc de 65 $, avant taxes, pourrait revenir à environ 14,30 $ après le crédit d'impôt, si la totalité de la dépense est admissible.
Le montant varie toutefois selon la situation fiscale de chaque famille. Les parents doivent en faire la demande dans leur déclaration de revenus ou, sous certaines conditions, recevoir des versements anticipés.
Une fois bien établi, Mini & Co envisage également d'offrir des rabais supplémentaires, notamment aux personnes aux études.
Une clientèle déjà bien établie
Bien que Mini & Co vienne tout juste d'ouvrir, les débuts sont prometteurs. Selon son fondateur, une soixantaine d'enfants ont déjà fréquenté la halte-garderie, dont plusieurs qui reviennent régulièrement.
« Si on n'est pas capables de gagner la confiance des parents, ce concept-là ne peut pas exister », souligne l'entrepreneur.
À plus long terme, Mini & Co aimerait accueillir les enfants de quatre ans et plus, et aménager une terrasse sur le toit pour permettre aux tout-petits de jouer dehors pendant que leurs parents travaillent.
Pour Sébastien Coulombe, la conciliation travail-famille s'est améliorée depuis la pandémie, notamment grâce au télétravail. Il remarque aussi que de plus en plus de parents privilégient la garde à temps partiel pour passer davantage de temps avec leurs enfants.
Il espère donc voir se multiplier les espaces comme Mini & Co, notamment pour les familles qui attendent une place en garderie ou qui préfèrent une formule à temps partiel.
« Moi, j'aimerais croire que ça devrait devenir la norme », conclut-il.
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Everything you need to know about involuntary care ahead of B.C.’s provincial election
As the B.C. provincial election enters its final stage, involuntary care continues to be a hot-button issue.
Over the last several years, the Mental Health Act has frequently made headlines as Premier David Eby expanded involuntary care in the province. At the same time, a major court decision in July ruled parts of the Act unconstitutional.
During the municipal election, involuntary care made it onto the ballot as the ABC’s plebiscite asked whether the city should ask the province to convert portions of the old St. Paul’s Hospital into a facility that would, among other things, provide 100-plus involuntary care beds. The results of the plebiscite will be announced on Wednesday, Oct. 21.
But beyond news headlines and political talking points, it’s worth exploring how involuntary care in B.C. works, who can be admitted and what the evidence shows.
What does the Mental Health Act currently allow?
Under B.C.’s existing Mental Health Act, individuals can be placed under involuntary care if they experience severe mental illness that impacts their ability to manage their lives safely. Four criteria must be met before someone can be "certified," or involuntarily admitted, under the Act.
First, they must suffer from a disorder that seriously impairs their ability to “react appropriately to the environment” or associate with others.
Second, that person requires psychiatric treatment through a designated facility. Third, they require care or supervision at that facility for their own protection or the protection of others; and, finally, they are unsuitable to be voluntary patients.
Generally, a person is brought to a hospital by friends or family, the police, or by a judge's order.
Kevin Love, the supervising lawyer for the Community Legal Assistance Society’s (CLAS) community law program, told Vancity Lookout that “[people are also certified] when they bring themselves to the hospital of their own accord,” he said. ”That happens more than people think.”
Normally, if someone is incapacitated, next of kin typically become the decision makers. However, when someone is certified under the Mental Health Act, the treating facility becomes the sole decision maker for psychiatric treatment.
There are currently nearly 80 facilities across B.C. where patients can be observed and detained involuntarily.
Who is being involuntarily detained?
Each year, an estimated 20,000 British Columbians experience involuntary admission, the highest rate in the country.
However, according to Health Justice, a non-profit that advocates for the transformation of mental health and substance use treatment in B.C., true rates of involuntary care are likely much higher.
Current reported numbers for those in involuntary care exclude a variety of circumstances, such as those detained by police under the Mental Health Act who are never admitted to an acute unit.
Involuntary care is not new, but over the last 20 years, the rate of those detained under the Mental Health Act has increased significantly, while rates of voluntary admission stagnated.
Youth detention under the Mental Health Act has climbed by 162 per cent over the same time period, and between 2008 and 2018, involuntary apprehensions involving the police increased 130 per cent.
Men and women are involuntarily treated at comparable rates (55.3 per cent and 44.7 per cent respectively). While data on race and Indigeneity in B.C.’s involuntary care regime is not widely tracked or publicly accessible, other jurisdictions (the U.K., Australia and New Zealand) have shown that racialized people are overrepresented in groups who experience seclusion and restraint while involuntarily admitted.
What is certification being used for?
It is a common misconception, Love said, that schizophrenia and similar disorders make up the majority of certifications – they only account for about 30 per cent of involuntary admissions.
He said that CLAS sees a “real range” of conditions, spanning various forms of cognitive disorders like dementia, as well as substance use disorder.
Under current laws, substance use disorder alone is not typically enough to justify certification. However, many of those admitted have multiple diagnoses which can complicate care. Further, an estimated 20 per cent of those who receive involuntary treatment have a primary diagnosis of substance use disorder.
“[There’s a lot of] assertions that we don’t currently detain people for substance use disorders, but we do… [the laws] are quite broad,” Love said.
What does the evidence show when it comes to involuntary care?
Jonathan Morris, the CEO of the Canadian Mental Health Association of B.C. (CMHA BC) told Vancity Lookout that the evidence surrounding the use of involuntary care for psychiatric illness is very “mixed,” and the conclusions that can be drawn from the data are highly variable.
“There isn’t a simple answer to the efficacy question for substance use disorders, concurrent disorders (mental health disorders alongside a substance use disorder) or a mental disorder alone,” he said, because it is not ethically possible to design randomized controlled trials where some people are detained and others are not, success “is really hard to measure.”
Some experts have referred to the existing research around forced treatment for drug use in particular as “an absolute dearth” of scientific evidence. While North America studies are limited, a handful of international studies suggest that involuntary drug treatment can increase risk of accidental fatal overdose upon release.
The UN has denounced involuntary drug rehabilitation programs in China and elsewhere in Asia for violating the human rights of detainees.
When it comes to involuntary treatment for other psychiatric conditions like bipolar disorder or psychotic disorders, Morris said some patients have said involuntary care “saved their life,” while others have called it “the most traumatizing and horrific experience.”
“There isn't a really widely available, approved quality framework for this form of care in British Columbia,” he said.
What do we know about transparency in B.C.’s involuntary care regime?
While some people benefit from involuntary care, the data surrounding who is being involuntarily admitted, what happens behind closed doors and following release have “concerning” gaps, that Love said “is not helpful when you’re trying to make decisions about public policy and what will work or not work.”
According to a series of Ombudsperson audits, required documentation was missing in a “significant number of patient files,” including forms outlining reasons for admission, treatment decisions, consent, and confirmation patients had been informed of their rights.
Regional health authority compliance varied significantly across the province. Vancouver Coastal Health reported the highest completion rate of required patient forms (81 per cent), but Northern Health completed just 34 per cent.
The Ombudsperson noted that the “investigation has shed light on a process often hidden from public scrutiny,” adding “even the health authorities were not aware of their facilities’ poor compliance with the Mental Health Act’s procedural safeguards.”
What was the recent Supreme Court decision on the Mental Health Act?
In July, a B.C. Supreme Court decision ruled that sections of the Mental Health Act on involuntary treatment were unconstitutional.
“There’s a difference between involuntary admission and involuntary treatment,” Love said. “This decision had nothing to do with who can be held in hospital. It has to do with what happens to them once they’re inside those walls.”
The judge found that depriving involuntary patients of their rights to consent to treatment in all circumstances resulted in unequal treatment under Section 15 of the Charter and violated Section 7 of the Charter.
While all provinces and territories have a law that authorizes involuntary psychiatric treatment, no other province grants a detaining facility unilateral power over psychiatric decision-making rights, particularly without independent oversight of a physician’s assessment of someone’s capacity.
The judge gave the province six months to remedy the constitutionality issues of the Mental Health Act. Should the government fail to do so, those sections of the Act will no longer be in effect.
“The judge didn’t say that involuntary treatment is always unconstitutional… or that involuntary treatment should never happen,” said Love. “But [it needs to happen] within constitutional boundaries.”
It will be up to the next provincial government to make those required changes.
What do experts recommend?
While Love and Morris agree that the Mental Health Act needs review, there have been some positive changes in the mental health space over the last several years.
The province opened 20 Foundry Centres, offering free mental health services to youth, Morris noted. A program at St. Paul’s Hospital significantly improved wait-times for drug detox.
Earlier this year, CMHA BC helped pioneer the Independent Rights Advice Service, a trauma-informed service that provides information to people in involuntary care to understand their legal rights.
“It helps people better understand what’s happening to them,” said Morris. “It's [also] useful to have advice service in wards so that the detaining force isn’t the same force educating you on your rights.”
Ahead of the election, the CMHA BC is calling for parties to increase investment in prevention, early intervention, and community-based support to help people before their condition reaches a crisis point.
“[The high rates of involuntary admission] is an indicator that more can be done to help people avoid getting into crisis in the first place,” said Morris.
He added that while in politics there is a temptation towards black-and-white thinking around treatment approaches, “the most valuable evidence is probably those people with lived experience with involuntary care. [We need to listen to] what they have to say about it too.”
Where do the parties stand on involuntary treatment?
BC NDP: Current Premier David Eby has moved to expand involuntary treatment capacity across the province since he was elected in 2022, including (but not limited to) opening additional involuntary care beds in Maple Ridge, Prince George and Surrey. He recently pledged to invest up to $90 million to establish involuntary care in the Okanagan.
In June 2024, Eby appointed Dr. Daniel Vigo as B.C.’s first chief scientific adviser for psychiatry, toxic drugs and concurrent disorders. Vigo released a clinical guidance document that, while not legally binding, clarified how physicians can use the Mental Health Act when treating patients with concurrent mental health and substance use disorders.
In 2020, the province attempted to amend the Mental Health Act to allow youth to be involuntarily treated following drug poisoning. However, those proposed amendments never went through due to concerns of putting youth at greater risk of overdose.
Conservative Party: The Conservative Party of B.C. has promised to expand psychiatric services, including involuntary treatment and “empower police to enforce the Mental Health Act” by amending the Act so that officers can “connect people with mandatory treatment.”
They promise to implement a “recovery-oriented system of care” focused on prevention, treatment, and recovery, and to expand detox, clinical treatment, recovery housing, and “aftercare” across B.C.
They propose to “strengthen upstream intervention for vulnerable children and youth,” through anti-drug education in schools, improved coordination between child and family services, mental health and addiction services and housing.
Finally, they promise to end what remains of B.C.’s safe supply program, deploy more police to “hardest-hit neighbourhoods,” add 500 RCMP officers and 150 civilian staff over five years in rural and regional communities and hire 50 new Crown prosecutors.
BC Green Party: The BC Green Party is the only major political party to oppose the expansion of involuntary care. It has pledged to act to bring the Mental Health Act into compliance with the Constitution, including “strengthening protections around consent, capacity, involuntary treatment and independent oversight.”
They have pledged to “examine and address disparities and any inequitable impacts of mental health legislation” based on identity and include six annual mental health professional visits under MSP.
They have proposed to integrate mental health as the fourth option in 911 emergency services to accommodate mental health crises that do not fall under traditional fire or police response options, and extend the Mobile Response Team’s psychosocial support and training.
OneBC: According to OneBC’s website, they plan to implement “involuntary drug rehab and housing for the severely addicted,” roll back all decriminalization programs, “crack down on open drug use… eliminate safe supply and drug consumption programs” and “cancel all new drug consumption sites and turn current consumption sites into drug recovery centres."
Copyright 2026, Vancity Lookout. All rights reserved.
Maddi Dellplain, Local Journalism Initiative Reporter, Vancity Lookout.

Un directeur d'Indeed au Québec nous révèlent les plus gros «red flags» à éviter sur un CV
Pour être sûr de passer à l'étape de l'entrevue!
Lorsqu'on cherche un emploi, rédiger son CV est primordial. Cependant, il existe des pratiques pour le rendre plus compétitif auprès des employeurs et des employeuses. Pour que tu puisses éviter les plus gros « red flags » sur ton curriculum vitae, Narcity s'est entretenu avec Stepan Arman, directeur principal des ventes du Québec d'Indeed Canada depuis quatre ans.
« Depuis 2019, il est responsable de la concrétisation de la vision et de la stratégie d’Indeed au Québec, son rôle de gestionnaire des équipes qui œuvrent auprès des chercheurs d’emploi et des employeurs lui permet d’avoir une vision unique du monde du travail dans toute la province », est-il indiqué dans sa biographie du site Internet de l'entreprise de recrutement.
À travers sa carrière, Stepan a occupé des postes de direction dans le secteur des ressources humaines pour une durée de dix ans. Son expérience en fait un expert reconnu en matière de recrutement et tu risques de vouloir prendre des notes de ses conseils aguerris.
Quel est l'ultime « red flag » qu'il ne faut pas mettre sur un CV?
« Je pense qu'il y en a plusieurs. Je ne vais pas pointer du doigt un spécifiquement, mais je pense qu'il y a quelques affaires qui tombent un peu dans le créneau des bonnes pratiques, si on peut dire, qui sont à éviter.
« [...] Je commencerais peut être avec, ça peut paraître peut-être banal de base, mais d'assurer qu'on a les bonnes informations, les bonnes coordonnées, la bonne adresse courriel, une adresse courriel qui est de préférence professionnelle. Si vous en avez une qui est peut être drôle ou différente avec un mélange de chiffres et de lettres, peu importe, [c'est à éviter]. Le fait de s'assurer qu'on a déjà nos bonnes coordonnées, on part avec une longueur d'avance parce que l'employeur prospecté va pouvoir nous joindre au moins. Si on est déménagé, si on a changé de numéro de téléphone, ça reste quand même important que votre CV, contienne les bonnes informations. »
« Je pense qu'il faut penser à notre CV comme notre carte d'affaires. Une carte d'affaires qui est découpée avec des ciseaux à la main, un peu croche, mal imprimée, mal formatée, des choses comme ça, ça laisse une mauvaise impression. [...] Donc d'avoir un bon format, un CV qui parait bien qualifié, un bon modèle, il y en a de disponible sur Internet qui sont gratuits. C'est vraiment un ensemble de points qui va faire en sorte que, visuellement, en premier lieu, si moi je suis un recruteur et je reçois 150, 200 CV par jour, que j'ai envie de continuer à regarder votre CV. »
« Après, on tombe vraiment dans comment rester le plus pertinent possible pour faire en sorte que, encore une fois, dans mon travail en tant qu'un recruteur, je puisse être efficace tout en étant capable d'extraire la valeur, les informations dont j'ai besoin de votre CV d'une façon efficace. Donc, comme je l'ai dit, ce n'est pas une chose spécifiquement qu'il ne faut jamais faire. [...] Il faut se pencher un peu sur l'ensemble, mais je vais commencer avec la présentation. S'il y a une chose que je peux dire, c'est que ce qu'il ne faut jamais faire, c'est d'avoir un CV qui paraît mal visuellement.
« [...] Pas trop de couleurs, des choses qui ressortent un peu de l'ordinaire. C'est pas mal les choses à ne jamais faire. [...] Des couleurs qui sont trop vives, qui ont trop de contrastes. C'est quelque chose qui est difficile sur l'œil. Un CV, c'est comme du marchandisage visuel aussi. On veut attirer l'œil à certains endroits spécifiques dans le CV, donc avoir un flow logique pour l'œil, naturel, c'est important.
« Oui, on peut utiliser des couleurs, mais peut-être pas le rouge le plus vif qui existe sur la planète Terre, pas le bleu le plus vif qui existe. C'est des couleurs peut-être un peu plus modérées, un peu plus tempérées. Juste pour faire en sorte que ce n'est pas juste du noir sur blanc, mais que ça soit plus intéressant visuellement, mais il ne faut pas que ça soit une distraction du contenu. Le contenant est important, oui, mais le contenu à la fin de la journée, c'est ce qui va faire en sorte que le recruteur ou la recruteuse, il va le faire passer. »
Qu'est-ce qui fait en sorte qu'un CV est retenu par un recruteur? Sur quoi se base-t-il?
« C'est la capacité de l'offre à l'externe, une valeur de ce que moi j'amène à la table en tant que candidat pour ce rôle-là. Et beaucoup de tout ça va être basé sur la pertinence. Donc, encore une fois, si on reste dans les bonnes pratiques, c'est de s'assurer que ce qu'on met sur notre CV est pertinent pour le poste pour lequel on applique.
« Donc, par exemple, si je détiens une maîtrise, un baccalauréat, ce n'est pas super utile pour moi d'impliquer mon diplôme d'école secondaire. Ou si, par exemple, je suis plus avancé dans ma carrière, j'ai plus de bagages, plus d'expérience, [...] je vais avec des postes qui sont les plus pertinents, qui démontrent le mieux mes expertises, ce que j'ai acquis, mes connaissances, mes compétences pour le poste que je souhaite intégrer. Je ne vais peut-être pas mettre, par exemple, le poste à temps partiel que j'ai eu dans le café du coin pendant mes études. »
Est-ce que l'expérience prime sur les études ou l'inverse?
« Ça, c'est vraiment une question de jugement de la part de l'employeur. Je pense qu'on voit une tendance plus globale si on veut à délaisser des prérequis au niveau des études pour plusieurs types de postes. En fait, ça touche beaucoup de secteurs différents. Ultimement, ça vient à l'employeur de prendre cette décision-là, mais nécessairement, de façon générale, on veut s'assurer que notre expérience va vraiment aller pour nous.
« Et ça, ça va bien au-delà d'un diplôme ou pas de diplôme si on ne l'a pas. Si on a des compétences, des atouts qui sont uniques, des expériences, des acquis qui peuvent nous permettre de nous démarquer des autres candidats, c'est super important de vraiment mettre ça en lumière, de vraiment s'assurer qu'on est en train d'exposer ça le plus rapidement et le plus facilement possible lorsqu'on est dans la construction, si on veut, ou l'architecture de notre CV. »
Quelles sont les erreurs que vous voyez le plus souvent sur des CV?
« Les erreurs, ça peut être encore une fois des choses de base. Comme j'ai dit, la pertinence en partant, c'est quelque chose qui est important à garder en tête. [...] Ça peut être vraiment des choses toutes banales comme des fautes de frappe. Donc, avant d'appuyer sur le bouton et de soumettre son application, c'est important de prendre le temps de se relire, de s'assurer que si on a modifié des choses d'une application à une autre, qu'on n'a pas fait de fautes de frappe, qu'il n'y a pas de problème de formatage ou quoi que ce soit. [...] Veut, veut pas, des erreurs, ça nous arrive tous, mais lorsqu'on se présente, justement, on veut mettre notre meilleur pied là-bas. [Sans faute de frappe], on prend peut-être un peu plus la longueur d'avance qu'on voulait avoir. »
Quels sont vos conseils pour qu'un CV soit un « green flag » pour une entreprise?
« Les employeurs, en moyenne, reçoivent 36 candidatures pour chaque poste vacant. Ils utilisent souvent des logiciels, c'est ce qu'on appelle des ATS. C'est des plateformes automatisées qui vont faire en sorte que la plateforme va proposer, selon toutes les candidatures reçues, les candidats ou les candidates qu'[elle] juge les plus pertinents pour le poste.
« [...] On emploie les mots qui sont utilisés typiquement dans l'affichage même du poste. On peut aller plus loin, puis regarder le site de l'employeur aussi, peut-être ressortir des éléments de leur vision, leur mission, des choses comme ça. Mais le plus important, pour vraiment avancer le processus en partant, c'est de s'assurer qu'on fait une bonne utilisation des mots qui sont utilisés par l'employeur à même l'affichage d'emploi. Donc ça, c'est quelque chose qui va nous aider. Mais après, une fois qu'on a passé la première étape du filtre, si on veut, la plateforme automatisée, si l'employeur l'utilise, on va retenir l'attention ou on va capter plutôt l'attention du recruteur ou recruteuse avec un CV qui est bien présenté.
« Si c'est 50 lignes, toute jammées sur une page avec une taille de font [police de caractère] de six, on s'entend que ça va être difficile pour quelqu'un de vraiment se pencher dessus et de vraiment prendre le temps de tout lire. Donc, un CV, c'est un peu comme la vente, finalement, si on veut. C'est notre première opportunité de créer une première impression. C'est important que [celle-ci] soit une impression qui nous intrigue, que je veux en avoir plus, je veux en savoir plus, que je pense que cette personne correspond exactement à ce que je recherche. »
« [...] Avant même qu'on rédige notre CV ou si on a un modèle qu'on va adapter pour un poste donné, c'est super important de prendre le temps d'examiner et de regarder la description du poste afin de déterminer ce que la personne qui est responsable du recrutement recherche. Si moi, je sais exactement ce qu'ils recherchent et la façon que j'intègre ces mots clés-là, oui, ça aide pour la première étape, s'ils utilisent une plateforme automatisée, mais ça aide aussi pour le recrutement parce que le recruteur est en train de chercher ces mots-là, est en train de chercher des expériences et des compétences connexes à ces mots-là. Donc, ça va aider à vraiment se faire une idée très rapidement sur votre candidature. Puis, on commence à parler leur langue dans un certain sens. »
« L'autre chose, c'est vraiment qu'il faut toujours mettre de l'avant nos compétences, nos principales qualités, dans la mesure du possible, les quantifier, donner quelques exemples. Si vous postulez dans un cabinet de TI, donnez une idée des différentes architectures, des différentes langues sur lesquelles vous avez travaillé, des produits que vous avez développés ou des projets sur lesquels vous avez travaillé.
« Si, par exemple, vous êtes capable de citer votre esprit de collaboration, votre capacité d'adaptation, l'aisance avec des nouvelles technologies, peu importe, on veut vraiment trouver des opportunités d'intégrer ces mots-là, si c'est des acquis que nous avons, bien sûr. Il faut les intégrer dans les descriptifs de nos anciens rôles ou dans notre historique et notre expérience. C'est vraiment des points que je dirais sont probablement les plus importants. »
Pourquoi est-il important dans le processus de recrutement de bien réussir son CV?
« Notre CV, c'est notre carte d'affaires. On est en train de passer notre carte d'affaires partout à plein de gens qui ne nous connaissent pas. C'est la seule chose qu'on a, la seule façon de véhiculer qui nous sommes et pourquoi on croit être la bonne personne pour ce poste-là. Ça donne le ton, ça inspire la première impression de l'employeur potentiel et ça va grandement influencer.
« C'est la seule chose qui va influencer, si on va rencontrer en personne ou avoir un premier entretien. Les recruteurs consacrent énormément de temps sur énormément de CV chaque jour, mais le temps alloué à chaque CV, c'est peut-être pas plus que quelques dizaines de secondes à la première lecture. Donc, on a vraiment que cette courte période de temps pour assurer que justement cette première impression soit la bonne. »
Est-ce qu'il est important de faire appel à un service en ligne ou autre pour bien réussir son CV ou on peut le faire seul?
« On peut le faire tout seul, mais si on est à court d'idées ou on manque d'inspiration, c'est toujours utile de faire un tour et regarder les différents modèles qui sont disponibles. Par contre, ce que je rajouterais à ça, c'est compte tenu de la prévalence de ces plateformes automatisées, là, le format est quand même important. Donc d'avoir un CV qui va être un CV en ligne, d'avoir une version que vous allez utiliser pour faire vos applications en ligne, ça va créer une image numérique de haute qualité.
« C'est important de s'assurer que justement, comme on a passé du temps à le mettre en ligne, que ça montre qu'on est soucieux d'atteindre les lecteurs, qu'on veut leur parler, qu'on veut les contacter, qu'on est à l'aise avec la technologie. »