La fusillade au Collège Montmorency fait réagir les chefs politiques du Québec
Le suspect est toujours en fuite.
Ce samedi 12 novembre, le maire de Laval, Stéphane Boyer, devra faire le point avec Pierre Brochet, le chef du Service de police de la Ville de Laval, concernant la situation au Collège Montmorency. Ce sont quatre personnes qui ont été blessées ce vendredi en soirée dans une fusillade qui s'est déroulée aux abords de l'établissement aux alentours de 17 h 20.
Des coups de feu auraient retenti dans un parc avoisinant, situé sur le boulevard de l'Avenir. Les victimes se seraient réfugiées à l'intérieur du cégep. Il s'agit de deux hommes de vingt ans et un autre de 19 ans. Ils ont été transportés rapidement au centre hospitalier, tandis que la quatrième personne blessée a été soignée sur place.
Notons qu'une d'entre elles serait connue des services de police. Le ou les suspect.es sont toujours recherché.es.
Les personnes qui étaient confinées dans l'établissement scolaire ont pu quitter les lieux aux alentours de 22 h. Cet événement a fait réagir les chefs politiques de la province.
« Le déconfinement du Collègue Montmorency est en cours et notre bâtiment est fermé pour la nuit, selon la procédure habituelle. Les cours qui doivent se donner demain (samedi 12 novembre) au campus de Laval se tiendront comme prévu. Nos pensées vont aux personnes blessées durant la fusillade et à leurs proches », a prévenu l'Université de Montréal sur Facebook, hier, aux alentours de 23 h.
Hier soir, le premier ministre de la province, François Legault, a également commenté la situation.
« La fusillade près du Collège Montmorency est troublante. François Bonnardel est en contact avec les forces de l’ordre. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Nous combattrons sans relâche la violence armée dans nos rues pour que le Québec reste un endroit sécuritaire », a-t-il déclaré sur Twitter.
« Mes pensées accompagnent les victimes de la fusillade d’hier à Laval et leurs proches. Personne ne veut vivre dans une société où les jeunes ont peur autour de leur lieu d’enseignement. Il faut agir avec fermeté et intelligence : les armes circulent trop, il faut que ça cesse », a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois, un des portes-paroles de Québec solidaire.
« Toutes mes pensées vont aux victimes du collège Montmorency. La prolifération des armes au Québec continue de faire des victimes, il rentre toujours plus d'armes à nos frontières que ce que nous pouvons en saisir. Nous devons agir », a de son côté écrit Paul St-Pierre Plamondon, le chef du Parti Québécois.
