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Des travailleurs de la construction bientôt en grève au Québec et ça pourrait t'impacter

Ça pourrait retarder plusieurs déménagements. 👀

Insatisfait.e.s de la tournure des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, des travailleuses et travailleurs de la construction ont voté en faveur d’un mandat de grève générale illimitée, qui pourrait débuter dès ce mercredi 28 mai à minuit. Une décision qui risque de chambouler les plans de plusieurs ménages prévoyant emménager dans leur nouvelle maison ou nouveau logement en juillet prochain.

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L’annonce a été faite ce lundi par communiqué de l’Alliance syndicale de la construction, qui rassemble les cinq principaux syndicats de l’industrie.

Selon l’Alliance, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) a refusé de soumettre sa dernière offre aux membres syndiqués, empêchant ainsi un vote qui aurait pu mettre fin aux moyens de pression.

« Obtenir une telle entente dans le secteur résidentiel aurait favorisé le maintien de la paix industrielle et aurait permis d’éviter la grève », a déclaré Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction, dans le communiqué.

L’APCHQ avait jusqu’à lundi pour accéder à cette demande. L’Alliance réclame notamment des hausses salariales totalisant 24,35 % sur quatre ans, soit 8,35 % la première année, suivies de 6 %, 5,5 % et 4,5 %.

L’Association soutient que ces augmentations pourraient faire grimper de 55 000 $ le prix d’une maison unifamiliale neuve.

En cas de grève générale illimitée, tous les chantiers résidentiels seraient paralysés, entraînant d’importants retards dans la livraison de maisons et de logements. Résultat : de nombreuses personnes devront repousser leur déménagement dans leur nouveau chez-soi.

Ce mardi 27 mai, Le Journal rapportait que l’APCHQ aurait déposé une nouvelle offre bonifiée dans l’espoir d’éviter les perturbations sur les chantiers résidentiels.

Rappelons que les secteurs industriel, institutionnel et commercial de la construction ont déjà conclu des ententes prévoyant des hausses salariales de 22 % sur quatre ans.