Affaire Guy Turcotte : Son ex-conjointe n'est « vraiment pas prête » à sa sortie de prison
Le meurtrier pourrait bientôt faire des sorties sous escorte.
« Je ne me sens vraiment pas prête à y faire face. » L’ex-conjointe de Guy Turcotte, la Dre Isabelle Gaston, a livré un vibrant témoignage sur ses réseaux sociaux, réagissant pour la première fois à la demande du meurtrier, qui souhaite pouvoir effectuer des sorties de prison sous escorte.
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Isabelle Gaston, qui a perdu son fils Olivier, 5 ans, et sa fille Anne-Sophie, 3 ans, aux mains de Turcotte le 20 février 2009, s’est tournée vers Facebook pour publier un long message ce mercredi 9 septembre.
« Je savais que ce jour viendrait et je tente de m’y préparer depuis longtemps. Pourtant, le voilà arrivé après un temps qui m’a semblé si court et quatre reports en un an. Je réalise que, malgré mes valeurs, je ne me sens vraiment pas prête à y faire face », a-t-elle écrit.
La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a annoncé, ce mardi 8 septembre, que l’ex-cardiologue demandera lors d’une audience prévue le 22 septembre l’autorisation d’effectuer des sorties limitées de prison. Isabelle Gaston affirme qu’elle sera présente.
« Je lirai ma lettre et je nommerai ce qui me paraît essentiel pour que je puisse envisager un véritable premier pas vers la réhabilitation, la mienne, la vôtre et la sienne. À mes yeux, l’accès à des privilèges doit nécessairement aller de pair avec l’accomplissement de certains devoirs fondamentaux », écrit la médecin de famille.
Selon elle, ses deux enfants méritent que le processus d’évaluation de la libération partielle de leur père « soit mené avec la plus grande rigueur ».
« Ils le méritent en tant que victimes, mais également en tant que représentants de notre société et de toutes les personnes qui se trouvent en situation de vulnérabilité », dit-elle.
Isabelle Gaston remet d’ailleurs en question le fait que la décision de la CLCC puisse demeurer confidentielle.
« Je crains que cette absence d’explications ne ravive les blessures et n’alimente l’incompréhension d’une société encore profondément marquée, malgré le poids des années. Toute décision de cette importance, aussi difficile soit-elle, devrait pouvoir être expliquée avec clarté et transparence », ajoute la mère.
