La vedette du Web Dylan Demers, accusé de pornographie juvénile, risque 6 ans de prison
Ses victimes étaient âgées entre 13 et 17 ans.
Arrêté en 2019 par le Service de police de la Ville de Québec puis tenu coupable en mai 2021 de production et de distribution de pornographie juvénile, la vedette du Web, Dylan Demers, âgé de 24 ans risque jusqu'à six ans de prison suite à son audience sur la détermination de la peine qui a eu lieu ce lundi 20 décembre 2021.
L'homme alors âgé d'environ 20 ans avait filmé plusieurs adolescentes dans des positions sexuellement explicites au cours d'une soirée arrosée, avant de partager les images sur Snapchat. Une des victimes, qui était âgée de 13 ans au moment des faits a témoigné devant la cour afin d'exprimer les répercussions qu'ont eue les événements sur sa vie.
La plaignante a raconté que sa vie était chamboulée après la diffusion de ces vidéos dont elle a demandé le retrait, sans succès. Cette dernière a, entres autres, perdu plusieurs ami.es, dû changer d'école, été intimidée à cause de la nature des vidéos qui la montrait en sous-vêtements et reçu des menaces de mort, selon ce que rapporte Kathleen Frenette du Journal de Montréal. Elle aurait même étudié à la maison pendant un an : «J'ai l'impression d'avoir un peu manqué mon adolescence», confie-t-elle.
Suite au témoignage, la représentante de la jeune femme âgée de 17 ans en date du 20 décembre a demandé à ce que l'accusé ait une peine d'un an pour chacun des chefs d'accusation dont il a été reconnu coupable, pour un total de six ans d'emprisonnement , en plus d'une interdiction de fréquenter des réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Snapchat.
En revanche, l'avocat de la défense mentionne qu'une peine d'un an de détention serait suffisante, alors que Dylan était supposément « persuadé que ses trois victimes, âgées entre 13 et 17 ans, étaient majeures ». Il est revenu sur le dossier du complice et influenceur Carlos Desjardins qui a fait face à quatre ans et demi de prison alors qu'il avait plaidé coupable à des accusations d’agressions sexuelles, de leurres ainsi que d’extorsions.
La juge en charge du dossier, Sandra Rioux, prononcera la peine de Desjardins au mois de mars 2022.

Pause crème glacée près d’une fontaine au Québec.