Le staff de Narcity Montréal te raconte sa première brosse

C'tait pas beau tout d'suite, mettons...

Ahhh, l'alcool. Ce cher plaisir qu'on aime tous un peu trop. À travers les années, on a tous eu nos soirées un peu moins glorieuses, nos moments d'euphories comme ceux plus tristes grâce à l'alcool. Que ce soit des soirées bien arrosées entre filles ou des partys de sous-sol, en passant par les soirées sur les terrasses à siroter de la sangria ou des nuits blanches à abuser des bonnes choses, les souvenirs se suivent mais ne se ressemblent pas.

Puisqu'on le sait que vous êtes curieux (c'est correct, on l'est nous autres aussi) par rapport à nos premières fois,  on a décidé de vous raconter comment notre relation avec l'alcool a commencé. Parce qu'on ne connait pas bien quelqu'un jusqu'à temps qu'on le voit saoul. Ok, on était tous bien jeunes lorsque c'est arrivé et on a (heureusement) bien changé, mais ça peut quand même vous donner une drôle d'idée sur l'adolescent qu'on a déjà été.

Pis toi, c'était comment ta première brosse?

Vanessa | Une game de Serpents et Échelles qui vire mal...

Lors d'une chaude soirée d'été de 2005 (donc j'avais 14 ans, bientôt 15), j'ai pris la décision avec mes p'tites amies ben wild de l'époque, que j'étais assez femme pour bouère. En fait, ce qui s'est vraiment passé, c'est qu'elles l'ont proposé pis que moi j'avais la chienne. Je voulais demander à ma mère avant, mais comme y me traitaient de moumoune, j'ai suivi le troupeau (pour vrai, j'tais vraiment pas celle qui partait les modes à 14 ans, cré-moué). On a manigancé de quoi pour se sortir de la beer du dépanneur (pis c'tait dull en tabarouette, on pognait juste des profs avec des principes, calvaire) pis on avait déjà une bouteille de Sour Puss de côté pour l'occasion. Je te laisse imaginer le mélange. Oui, dégueulasse.

Donc on finit par arriver chez ma chum avec la promesse d'une soirée réussie. Préliminaires de début de soirée imposent : on commence à prendre des selfies de groupe avec la webcam de son ordi avec nos Coronas. C'tait ça le plaisir en 2005, k? La soirée se déroulant bien sur une trame de fond répertoriant les meilleurs succès de Jacynthe et Gabrielle des Trois Condos, on poursuit en sortant le jeu de Serpents et Échelles version "alcoolos pré-pubères". En gros, chaque fois que ton pion atterrissait sur la case d'un serpent, tu prenais un shot de Sour Puss. J'étais saoule après 3 minutes de jeu.

On a finalement toutes couchées là-bas, en pyj de filles de 14-15 ans à essayer de se conter des potins. Entk, ELLES se contaient des potins, moi j'ai vomi rouge écarlate toute la nuit pis j'ai pu jamais bu de Sour Puss depuis. Ok... peut-être une fois.

Je suis retournée chez nous, pis j'ai rien dit à ma mère.

Marylou | Un Halloween, deux costumes

C'est une histoire qui date d'il y a dix ans (ça me rajeunit pas tout ça). Un vrai classique : un party de sous-sol d'une amie à l'Halloween. On était sept filles et deux gars si j'me souviens bien (et on était ben énervées de se trouver le costume juste assez drôle et juste assez cute, vu qu'il y avait deux gars). Je vous jure, j'ai acheté un 4 pack de Poppers rose et je savais que j'allais en avoir trop. Je savais pas pourquoi j'en achetais autant, mais une amie en achetait 4 donc je suivais l'mouvement, comme qui disent.

Pour être honnête, je ne me souviens même plus de mon costume (j'ai jamais été bonne là-dedans). J'étais ben stressée d'être à mon premier party fa'que j'ai presque callé d'une shot mes deux premières Poppers. Et ce fut mes dernières, aussi. La sensation d'être "saoule", pour moi, c'était nouveau (mais j'y ai pris goût j'vous dirais). Je paniquais un peu en pensant que les filles me trouvaient bizarres. J'étais ben intimidée aussi par un des deux gars assis à côté de moi et qui sentait bon. J'me souviens que je ne me suis pas levée pendant que j'ai bu, donc quand j'suis allée aux toilettes, j'ai vu le mur plus proche que je ne le croyais. S'en est suivi des filles qui dansent sur les hits de 2004 et des photos qui me hantent encore sur Facebook.

Le lendemain, on était toutes hangover et on a pris une photo d'environ les vingt bouteilles qu'on avait pris à la gang. "OMG on a ben bu hier!!!" que je me rappelle qu'on se disait. Des débutants, je sais, je sais. Faut croire que ma première fois n'a pas été si pire, vu que j'ai voulu répéter l'expérience plusieurs fois après. Mais des Poppers, pu jamais!

Jessica | Un autre Halloween et un mur

J'dois d'abord te dire qu'aujourd'hui, à 21 ans, je peux affirmer haut et fort que l'alcool n'est pas quelque chose qui m'intéresse. J'suis le genre de personne (plate pour certains, raisonnable pour d'autres) qui va prendre 1 ou 2 verres lors d'un party et me sentir très bien comme ça. Je ne trippe pas sur l'alcool, j'ai jamais trippé sur ça et je ne pense pas me découvrir un soudain intérêt pour l'alcool prochainement.

Maintenant que les choses sont dites, j'vais te dire que cette vision de la vie (ok, de l'alcool), je l'avais pas quand j'étais jeune. On a tous déjà été ado. Et à ce moment-là, l'alcool c'était SI cool, parce que c'était un interdit. Et on sait tous que les interdits sont tentant as fuck. S'cuse pour le sacre. Ça fait que ma première brosse s'est déroulée comme ça...

J'étais en secondaire 4, si j'me rappelle bien. J'devais avoir 14-15 ans. C'était à l'Halloween. Mes amis et moi on était allé passer l'Halloween dans le quartier de riches sur l'Île-des-soeurs. T'sé, là où y'a les fucking grosses maisons. Après notre cueillette, on est allé à un ptit chilling entre amis chez un dude qui avait la maison de ses parents à lui tout seul. Et laisse-moi te dire que l'alcool coulait à flot. Mais genre à flot.

1 shooter, 2 shooters, 3 shooters... C'est comme ça que j'ai fait la rencontre pour la première fois avec la vodka. Elle et moi, on s'est bien entendu. J'comprenais pas trop le principe des shooters, fait que j'en ai enfilé 5-6 d'un coup. Ayoye. J'ai vite compris. Genre quand j'me suis retrouvée complètement saoule, à parler et rire toute seule... à un mur.

Évidemment, j'me rappelle pas en détails du reste de ma soirée. Je sais juste (de ce qu'on m'a raconté) que mon costume de sorcière a fini par terre à quelque part dans l'appart. Pis que mon BFF, durant cette soirée-là ben... C'était un mur. Ah, paraît-il aussi que j'ai frenché une de mes meilleures amies. Oh well!

L'alcool c'est mal, ok? Non mais plus sérieusement, après ça j'ai plus jamais été complètement saoule. C'est juste pas ma tasse de thé... ou de vodka. C'est selon!

Manu | Un parc pendant une pause entre deux cours

Issu d'une famille d'alcooliques, j'ai commencé très tôt vers 5, 6 ans à consommer des shooters de vin rouge pendant mes repas familiaux, donc pour moi, ma première brosse est arrivée très, très jeune... Après cette fausse introduction, je vais te raconter réellement ce qu'il s'est passé un jour d'école lorsque j'avais 15 ans et pendant lequel je me suis répété inlassablement cette phrase « Mais qu'est ce qui m'arrive, je me sens tout bizarre dans mon corps? ».

Ma première brosse n'était pas quelque chose que j’appréhendais particulièrement. Je me disais que ça arriverait bien à un moment donné et que je verrais, rendu au jour J, le résultat dans ma tête et mon corps. Et il faut dire que je n'ai pas été déçu, il y a eu un avant et après ma première brosse... Avant j'avais toujours vomi par maladie, après ce jour j'ai compris que boire autre chose que du Coke, ça faisait vomir aussi...

Le contexte, très simple! On est l'après-midi, ça sent bon le printemps puisque c'est le printemps, j'ai une pause de 2 heures entre deux cours, il fait beau, avec des amis, on décide de prendre du bon temps dans un parc. Pour tout dire rien n'était prévu, tout s'est fait instinctivement, c'est ça être jeune! On est passé prendre des bières, du vin et go, go on va profiter du soleil.

Première erreur, on n'a pas pris de chips et c'est un regret. On était cinq, deux filles et trois gars. On commence à boire tranquillement, puis rapidement on fume des substances pas très légales pour compléter. Le temps passe, les bières et le vin aussi. C'est très simple au bout d'une heure j'avais bu 5 bières, 3 verres de vin et fumé plusieurs joints allongés et à refaire le monde avec mes amis. Après ce fût encore plus compliqué...

Alcool + marijuana + soleil = Pas bon comme mélange. Encore plus quand ton corps n'est pas habitué à ça! Pour résumer, je ne comprenais plus grand chose, tête qui tourne, je ris pour un rien, je parle, mais même moi je ne me comprenais plus et puis j'avais le visage rougi par l'alcool. J'ai clairement vomi plusieurs fois en répétant cette phrase dans ma tête "Ça va aller mieux, ça va aller mieux". Peine perdue, je vivais ma première brosse et je n'étais pas bien du tout...

Je n'ai jamais pu retourner en classe, j'ai été malade comme un chien, ma mère m'a privé de sorties, j'ai dû rattraper un cour et en plus, j'avais pris vraiment un coup de soleil sur le visage, on m'a appelé "l'ampoule" pendant une semaine à l'école. Merci l'alcool sans modération!

Eric | Un party du jour de l'An entre chums

Je visualisais et anticipais ce moment avec impatience. Dans ma tête, ça allait être fou. J'allais être le roi du party et frencher au moins 3-4 filles, certain. Surtout avec mon sex appeal de l'époque, mes boutons, mon chandail trop grand, ma coupe de cheveux Nick Carter et mon parfum Nautica : « Les filles vont CA-PO-TER! ».

À cette époque, j'étais encore un padawan de la fête et comme tout bon pré-pubère, je me fiais au pourcentage d'alcool pour me saouler au maximum. Bonne idée champion. Pour moi, plus le taux d'alcool est élevé, plus c'est party! Faque, 40 oz de vodka, une boutelle de Bellini (oui, juge-moi) et une grosse quille de Molson Hi Dry. Je sais, déjà là, vous vous dites : il n'a clairement pas survécu. Effectivement, je mouru. Je vous raconte...

J'arrive au party avec mon sac à dos rempli d'alcool. Il est 18h30. C'est vraiment tôt quand je repense à ça. Pis? As-tu réussi à acheter de quoi? (j'avais seulement 15 ans). Je sors la bouteille de vodka, la Hi Dry et le Bellini. Le sous sous-sol de la maison de madame Beaulieu est euphorique et la toune de Blade part en même temps... C'est qui le chef!? (Je ne me vente surtout pas que c'est mon cousin qui est allé acheter l'alcool pour moi).

On joue à des jeux pour boire, on danse, on a du fun, je ne french pas, une bataille de boules de neige éclate dans la maison... Ça pue la puberté. Je termine à l'instant la bouteille de Bellini. Je l'ai quasiment bu à moi seul, j'aime le goût. J'ai toujours eu un fin palais. Il est 23h59, le décompte s'en vient à grand pas, mais moi, je suis sur le point de vomir ma vie. 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, Bellini! À saveur de pomme verte. Je vais m'en rappeler toute ma vie. Je n'étais clairement plus le chef...

Véro | Un party de famille avec ben du champagne

Ma famille est quand même une grande gang de (gros) buveurs. J'suis pas en train de te dire qu'on est alcooliques, complètement dérangés et que mon foie est sur le bord d'appeler le médecin à ma place, mais on est loin d'être les êtres humains les plus sobres que tu peux trouver dans ce bas monde...

Mais quand on fête, on fête tsé!

Si j'suis ben honnête avec toi, j'te dirais que j'aime pas trop le mousseux (j'suis plus du genre à aimer le vin rouge, le whisky et pas mal toutes les sortes de sangria qui ont jamais été inventées). Et si tu veux que je sois encore plus honnête avec toi, j'te dirais que ma famille me rejoint pas sur ce point-là. Au Jour de l'an, quand je vais chez mon oncle et ma tante, on en abuse toujours et, pour moi, ça a commencé au tout début de mon secondaire.

Le 1er janvier 2009 (my God, ça fait un gros 7 ans que j'ai commencé le secondaire #CoupDeVieux), j'ai pris ma première brosse. Après avoir lu les histoires probablement assez intenses de mes collègues, vous allez être déçus d'apprendre que mon foie en est sorti vivant et en un morceau...

J'ai pas vomi, j'ai pas eu mal à la tête, j'me suis pas pétée la face en essayant de monter l'escalier sans rampe du sous-sol, je riais juste comme une espère d'écervelée en disant à tout le monde à quel point j'étais pas du tout saoule. #PasPantoute

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