La levée du port du masque ne sera pas devancée au Québec et voici les derniers détails
Un nouveau variant « beaucoup plus contagieux » cause une hausse des cas.
Un cas sur deux de la COVID-19 au Québec est maintenant attribuable au nouveau variant BA.2 qui est de « beaucoup plus contagieux » que l'Omicron. « Le Québec va connaître une recrudescence des cas », a prévenu le directeur national de santé publique par intérim, Dr Luc Boileau, en conférence de presse le 23 mars, ce qui explique que la levée du port du masque obligatoire ne sera pas devancée pour le moment.
Le retrait de cette mesure sanitaire est toujours fixé à la mi-avril. « On est toujours à cette date, a-t-il confirmé. On aurait voulu pouvoir retirer cette obligation plus hâtivement [mais] soyons raisonnables et gardons ça pour le 15 avril et on devrait être correct. »
La levée progressive des mesures sanitaires « est un risque calculé » assure M. Boileau qui s'attendait à une hausse des cas. « Ça vient avec la levée progressive des différentes mesures. [... ]Le Québec a toujours été très prudent dans sa prise de décision. » Les hôpitaux ont tout de même été « avisés » de « prendre les dispositions pour bien gérer les cas », a-t-il mentionné.
Dr Boileau atteste que « la situation est très différente » avec le mois de décembre puisque le virus a beaucoup circulé — 3 millions de personnes auraient été infectées — et les chances de réinfection au BA.2 ou à l'Omicron sont pratiquement inexistantes. De plus, le Paxlovid, la pilule anti-covid de Pfizer, est maintenant accessible dans toutes les pharmacies.
La campagne de vaccination pour une quatrième dose va commencer le mardi 29 mars dans les CHSLD, les RPA et les RI. Les plus de 80 ans et certaines personnes vulnérables pourront aussi en bénéficier. « On ne demande pas aux gens de se faire vacciner, on l’offre, a nuancé Dr Boileau. On préfère offrir la meilleure protection possible aux personnes qui sont les plus vulnérables. »
« Les gens qui sont vaccinés et qui ont eu 3 doses, ils sont bien protégés pour éviter de faire une maladie grave. Ce qu’on sait c’est que cette protection-là peut baisser avec le temps », a dit le directeur national de santé publique.
