6 activités d'horreur à Montréal et environs qui promettent de te terrifier en octobre
Attention, tu risques de faire des cauchemars longtemps!
Il y a deux types de personnes devant un film d'horreur : celles qui se cachent derrière une couverture dès que la musique devient inquiétante et celles qui trouvent ça beaucoup trop comique de voir les autres sursauter. Mais quand vient le temps de vivre la peur pour vrai, c'est une autre histoire. Et avec toutes les activités d'Halloween proposées à Montréal et dans les environs en octobre 2026, tu pourrais bien découvrir que tu es moins brave que tu le pensais.
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Cette année, les maisons hantées, les labyrinthes d'horreur et les expériences immersives ont pas mal de surprises en réserve. On a donc rassemblé six endroits où tu peux aller te faire peur, que tu cherches quelques bons sursauts ou une expérience assez intense pour te faire regretter tes décisions.
Il ne te reste qu'à choisir ton activité et à trouver qui dans ta gang aura le courage de t'accompagner. Parce qu'on va se le dire, c'est quand même plus drôle quand tu n'es pas la seule personne à crier.
Le Labyrinthe de nuit hanté de La Fraisière Lauzon & Fils
Coût : 34,99 $ par personne - Réservation obligatoire
Âge : Déconseillé aux enfants de moins de 12 ans
Quand : Les 16, 17, 18, 23, 24, 25, 29, 30, 31 octobre et le 1er novembre 2026 - Il est important de consulter le site Internet ou les réseaux sociaux de l'endroit avant de te déplacer, car l'activité peut être annulée en cas d'intempéries.
Adresse : Fraisière Lauzon & Fils - 11, rang Trait-Carré, Sainte-Anne-des-Plaines, QC
Pourquoi tu dois y aller : À la Fraisière Lauzon et Fils, dès que le soleil se couche, le labyrinthe de maïs devient le terrain de jeu de créatures plutôt inquiétantes, qui n’attendent que le bon moment pour te faire sursauter. Avec une simple lampe de poche pour t’éclairer, tu devras trouver la sortie tout en gardant l’œil ouvert sur ce qui se cache entre les plants de maïs. Et si tu réussis à traverser ce parcours, tu pourras laisser ta signature sur la passerelle des personnes ayant réussi le défi pour immortaliser ton exploit!
Le Festival de la Frayeur de La Ronde
Coût : À partir de 50 $ pour l'accès journalier à La Ronde
Âge : Déconseillé aux enfants de 12 ans et moins en soirée
Quand : Les week-ends jusqu'au 1er novembre 2026, ainsi que les 23 et 30 octobre
Adresse : La Ronde – 22, ch. Macdonald, Montréal, QC
Pourquoi tu dois y aller : À La Ronde, les sensations fortes ne se limitent pas aux manèges durant le Festival de la Frayeur. Dès 18 h les week-ends et 18 h 30 les vendredis, les créatures prennent possession du parc, où des zones de peur et deux parcours hantés t'attendent pour mettre tes nerfs à l'épreuve.
Entre l'île des cannibales, le Carnage des clowns, le Camp des zombies et la nouvelle zone des Oursons oubliés, tu risques de regarder derrière ton épaule plus d'une fois. Et pour celles et ceux qui en veulent encore plus, les parcours hantés du Cimetière et du Royaume des damnés promettent de prolonger le cauchemar.
Le spectacle L'Éveil est aussi de la partie, sans oublier les DJ qui prendront le relais en soirée. Bref, prépare-toi à croiser quelques personnages que tu préférerais probablement ne jamais rencontrer dans une ruelle sombre.
Le Festiv'Halloween de La Belle de Coteau-du-Lac
Coût : De 26 $ à 45 $ par adulte pour le combo « Domaine Maudit & L’Abominable Labyrinthe », selon la journée
Âge : Non spécifié
Quand : Du jeudi au dimanche, selon les semaines, jusqu’au 31 octobre 2026, de 18 h à 22 h
Adresse : La Belle de Coteau-du-Lac - 75, rte 201, Coteau-du-Lac, QC
Pourquoi tu dois y aller : Si ton idée d’une soirée parfaite en octobre, c’est de crier à pleins poumons au milieu d’un champ de maïs, La Belle de Coteau-du-Lac a exactement ce qu’il te faut. Son Festiv’Halloween est de retour pour 2026, et c’est loin d’être une petite promenade tranquille parmi les citrouilles.
Dès que la noirceur tombe, L’Abominable Labyrinthe prend vie avec ses lumières inquiétantes et ses personnages sinistres cachés à chaque tournant. Tu penses avoir survécu au pire? Traverse la route pour entrer dans Le Domaine Maudit, une attraction qui a fait frissonner plus de 100 000 personnes depuis ses débuts. Hangars ancestraux, sous-bois lugubre et créatures qui surgissent de nulle part : disons que tes ami.e.s risquent de t’entendre hurler.
Une fois tes émotions passées, tu pourras décompresser autour d’un feu avec un chocolat chaud, du popcorn ou des s’mores.
Chapitre 10 « C10WN » de Malefycia
Coût : À partir de 100 $ par personne
Âge : 18 ans et plus
Quand : Les vendredis, samedis et certains dimanches, jusqu'au 31 octobre 2026
Adresse : 303, boul. Saint-Joseph E., Montréal, QC
Pourquoi tu dois y aller : Pour célébrer ses dix ans d'horreur, Malefycia sort les clowns, et disons qu'ils n'ont rien de ceux que tu voudrais croiser à une fête d'enfants. Cette expérience immersive réservée aux adultes te plonge dans dix tableaux où se mélangent scènes troublantes, gore, théâtre et horreur psychologique. Ici, tu ne fais pas qu'assister au cauchemar, tu en fais partie.
Les plus téméraires pourront acheter un nez rouge pour vivre l'expérience à fond, tandis qu'un col blanc permettra d'éviter les interactions directes avec les personnages. Une autre option payante te permettra aussi de découvrir quelles scènes t'ont fait le plus réagir grâce à un casque qui mesure tes réactions. Prévois environ 60 minutes pour traverser ce parcours qui promet de mettre tes nerfs à l'épreuve.
Le Grand Mal — Expérience immersive d’horreur d'Immersia
Coût : À partir de 79 $ par personne
Âge : 18 ans et plus
Quand : Les jeudis, vendredis et samedis, selon les semaines, jusqu’au 31 octobre 2026, de 19 h à minuit
Adresse : 608, boul. du Curé-Boivin, Boisbriand, QC
Pourquoi tu dois y aller : Oublie les maisons hantées où tu te contentes de marcher dans des corridors sombres en attendant qu'une créature te saute dessus. Chez Immersia, tu te retrouves au beau milieu d'un scénario d'horreur dans lequel tes décisions et tes réactions font partie de l'expérience.
Tout commence par un rituel de purification organisé par une herboriste plutôt mystérieuse. Évidemment, rien ne se déroule comme prévu et tu te retrouves plongé dans une histoire où les personnages ne se gênent pas pour te faire vivre des moments particulièrement troublants. Pendant environ 60 minutes, tu devras affronter tes peurs à travers des mises en scène qui jouent autant avec ton esprit qu'avec tes sens. Attends-toi à des contacts physiques, à des scènes violentes et même à quelques éclaboussures de faux sang. Heureusement, une option permet de calmer le jeu si l'expérience devient trop intense.
La dernière récolte d'Escaparium et la Ferme Marineau
Coût : 49,14 $ par personne
Âge : Recommandé aux 13 ans et plus
Quand : Les vendredis et samedis jusqu’au 31 octobre, ainsi que le jeudi 29 octobre et le dimanche 1er novembre 2026, de 19 h à 23 h
Adresse : Ferme Marineau – 4356, boul. Dagenais O., Laval, QC
Pourquoi tu dois y aller : La Ferme Marineau a décidé de donner une tournure pas mal plus sinistre à sa saison des récoltes cette année. En collaboration avec Escaparium, une entreprise québécoise spécialisée dans les jeux d'évasion et les expériences immersives, elle propose une activité d'Halloween où les épis de maïs ne sont vraiment pas la chose la plus inquiétante que tu risques de croiser.
Baptisée La dernière récolte, cette attraction te transporte dans un univers digne d'un film d'horreur, avec une trentaine de personnages qui ont pour mission de te donner la frousse. Et attention, ces derniers ne se contentent pas de jouer leur rôle : ils peuvent aussi interagir avec toi et ajuster leurs interventions selon tes réactions. Le tout se déroule sur un terrain de 25 000 m², avec un parcours d'environ 30 à 45 minutes. Une chose est certaine, ta petite visite à la ferme ne sera pas de tout repos.
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Saskatchewan to end chronic wasting disease testing program
Saskatchewan's government is ending a program that tests for chronic wasting disease in deer and other cervids.
A bulletin on the province's website says the program is to be eliminated at the end of this month.
It says uptake from hunters on the program has been low and that ending it provides an opportunity to find efficiencies.
Chronic wasting disease affects the brains and nervous systems of cervids, such as deer, elk and moose.
Saskatchewan's program requires hunters to submit animal heads for voluntary or mandatory testing, depending on where the animals were hunted.
Health Canada says there's been no reported cases of the disease in humans, but it recommends people don't eat meat from animals known to be infected.
This report by The Canadian Press was first published Oct. 15, 2026.
By Jeremy Simes | Copyright 2026, The Canadian Press. All rights reserved.
The Canadian Press celebrates 75th anniversary of its French services
The Canadian Press is celebrating the 75th anniversary of its French-language service, which sent out its first dispatches on Sept. 30, 1951.
Until then, The Canadian Press, founded in 1917, had been sending English-language dispatches to French-language newspapers, which then translated them.
By launching a French-language service, The Canadian Press became the world’s first bilingual news agency.
In the early years, The Canadian Press’s French service was mostly a writing and translation service, with very little on-the-ground reporting except on Parliament Hill in Ottawa and in Quebec City, where it had its own correspondents.
Established as a cooperative, the PC — as it is often referred to in the news industry — produced 30,000 words a day for the nine newspapers in Quebec and Le Droit in Ottawa.
In 1954, the Évangéline, based in Moncton, N.B., became the 11th member to join the cooperative, and the Action catholique in Quebec City joined two years later.
Over the years, The Canadian Press’s French service established itself as a true national news organization with its own field reporters and correspondents. News dispatches, originally transmitted by telegraph, were then sent via teletype, increasing the transmission speed from 66 words per minute to 300.
When The Canadian Press switched to satellites, its transmission speed rose to 19,200 words per minute. Computerization and the advent of the internet in the late 1990s eliminated transmission limitations.

Canadian Prime Minister Louis St-Laurent flips the switch to turn on the teletype machine, officially inaugurating the French-language service of The Canadian Press. From left to right: Mr. St-Laurent, Roy H. Thomson, president of the Canadian Press, and Hervé Major, president of La Presse Canadienne. This launch on October 3, 1952—one year after the inauguration—confirmed the permanent establishment of the French Service.LA PRESSE CANADIENNE.
The company ultimately abandoned the cooperative model and became a private corporation owned equally by the daily newspaper La Presse, The Globe and Mail and Torstar.
Over the course of its 75-year history, the PC's staff has distinguished itself in its coverage of major events, including numerous federal and provincial elections, referendums, and countless landmark moments in Quebec, Canada, or abroad.
The Canadian Press, with its reporters in the field and journalists assigned to various news desks, has always distinguished itself by its speed in responding to events without sacrificing the accuracy of the information.
Among these historic moments, The Canadian Press's French service provided comprehensive coverage, notably during: the October Crisis (1970), the Montreal Olympics (1976), the shooting of Corporal Denis Lortie at the National Assembly (1984), the Montreal flood (1987), the death of René Lévesque (1987), the Polytechnique tragedy (1989), the Oka Crisis (1990), the Canadiens’ last Stanley Cup victory (1993), the Saguenay flood (1996), the Éboulements tragedy (1997), the ice storm (1998), the Maple Spring (2012), the Lac-Mégantic train derailment (2013), the attack on the Grand Mosque of Quebec City (2017), the pandemic (2020–2022), the attack on a daycare centre in Laval (2023), and the truck-ramming attack in Amqui (2023).
The PC also sent journalists to cover the Olympic Games around the world, stationed correspondents in Afghanistan when Canada had troops there, and provided its members and subscribers with coverage of the extraordinary funerals of Maurice Richard, Pierre Elliott Trudeau, and Guy Lafleur, held in Montreal.
These examples of the French service's coverage are just a tiny sample of the agency’s work that enables all French-language media outlets that are members or subscribers to its services to inform their audiences about events taking place outside their own coverage areas.
All major French-language media outlets employ journalists who once worked at The Canadian Press, which also boasted a few famous writers in the very early days of its French Service. These include the poets Alfred DesRochers and Olivier Marchand, the essayist Jean Lemoyne, the columnist Guy Fournier, comedian and screenwriter Carl Dubuc, and journalist Michel Roy, who would eventually hold executive positions at Le Devoir and La Presse.
This report by The Canadian Press was first published Oct. 15, 2026.
By Pierre Saint-Arnaud | Copyright 2026, The Canadian Press. All rights reserved.

Noémie Lacerte nous confie 9 erreurs à éviter si tu veux partir ta compagnie
« Je ne focussais pas sur les bonnes choses… »
La créatrice de contenu et entrepreneuse derrière la marque de vêtements prêts-à-porter Noble, Noémie Lacerte, a lancé sa propre compagnie vers la fin de 2020 alors que ça faisait déjà un long moment qu'elle désirait voir ce rêve devenir réalité. Depuis, elle enchaîne les collections qui sont composées de quelques morceaux chaque saison, mettant de l'avant principalement des « basics » et des pièces uniques qui sont vendues en ligne. Comme toute personne à la tête d'une entreprise, Noémie a dû traverser des hauts et des bas au fil de son expérience en étant fondatrice d'une compagnie de commerce de détail.
Les études du Ministère de l’Industrie et du Commerce du Québec avancent d'ailleurs que c'est seulement 35,3 % des entreprises de toutes tailles, au Québec, qui poursuivent leurs activités cinq ans après leur création. C'est donc un marché assez féroce où il y a de nombreux obstacles et apprentissages.
C'est pourquoi Narcity s'est entretenu avec Noémie Lacerte, afin de découvrir ses meilleures astuces ainsi que les erreurs à éviter lorsque tu souhaites te lancer dans un projet d'entreprise, qu'il soit d'envergure ou davantage pour le plaisir.
Avoir peur de changer de direction en cours de route
« Je n'ai pas un parcours particulier parce que je pense que c'est un peu le cheminement de chaque entrepreneur, mais j'ai beaucoup changé de directions en cours de route », a-t-elle abordé comme premier conseil.
D'après l'expérience de Noémie, elle mentionne qu'il n'est pas obligatoire de suivre le plan préalablement établi à la lettre. Il faut se laisser le droit de voir et d’analyser les différentes opportunités qui se présentent, autant inattendues qu'elles peuvent l'être : « Ne pas avoir peur de ne pas stick to the first plan, ne pas avoir peur de changer de direction en cours de route si on se rend compte que notre idée originale, notre direction originale ou peu importe le plan qu'on s'est fait [pourrait prendre une autre avenue].
« Sinon, on fait juste se minder à constamment vouloir aller dans la même lignée puis tellement interpréter que c'est la seule solution. Il faut vraiment être à l'écoute de nos besoins, autant pour nous personnellement que l'entreprise », enchaîne la femme derrière Noble.
C'est d'ailleurs ce qu'elle a appris en évoluant avec sa compagnie de vêtements : « La chose la plus importante sur laquelle j'ai toujours focussé, ce sont les valeurs de l'entreprise. Après ça, tout ce qui est à l'arrière, tout ce qui est du processus, tout ce qu'on avait priorisé, ce qu'on allait mettre de l'avant, ça a changé en cours de route [...], c'est ce qui a fait en sorte que Noble a pu continuer à grandir. »
Douter de tes capacités
Noémie mentionne que l'une des grandes erreurs qui peut arriver quand on se lance en affaires est de ne pas faire confiance à ses capacités :
« On se fait beaucoup dire, quand on part une entreprise, qu'il faut se faire un plan d'affaires [...], mais honnêtement j'ai toujours dit qu'il n'y a rien de plus fort que ton instinct. Si c'est quelque chose dans lequel on perce, qu'on aime et qu'on sent qu'on est sur notre "X", c'est vraiment une passion réelle qu'on a à l'intérieur de nous, c'est vraiment [ça] qui va finir par te guider à la fin de la journée ou te donner la réponse. »
C'est d'ailleurs dans les premiers instants où son projet a commencé à voir le jour que la créatrice de contenu a ressenti le sentiment d'imposteur, une tendance qui amène beaucoup de remises en question :
« Je me sentais un peu imposteur vu que je n'avais fait aucune étude en entrepreneuriat, mais plus particulièrement aucune en mode non plus [...]. Je ne me sentais pas assez capable juste parce que j'avais l'impression que je n'avais pas été sur les bancs d'école pour apprendre vraiment la matière. »
Elle est finalement allée suivre quelques cours sur le sujet et c'est à ce moment-là qu'elle s'est rendue compte que, tout dépendant du domaine, « il n'y a rien vraiment de plus puissant que ce que tu vas apprendre par toi-même », sur le terrain.
Miser uniquement sur le profit
Quand on se lance dans une idée d'entreprise, il peut être attirant de penser au profit possible, mais Noémie précise qu'il est important de ne pas seulement miser sur l'argent : « J'ai des amis qui sont entrepreneurs pour des affaires qui ne sont pas vraiment leur passion. Eux, leur [but] en tant qu'entrepreneur, c'est de faire des sous.
« Moi, c'est vraiment que je suis passionnée par la mode [...] Je ne penserais pas que je me rendrais malade, c'est beaucoup de stress, beaucoup d'embûches et d'enjeux, mais je n'ai jamais eu une motivation monétaire [...]. Ça n'a jamais été cette portion-là qui m'a allumée », enchaîne-t-elle.
En réalisant son rêve, l'entrepreneuse mentionne qu'elle trouve important d'entamer un tel projet d'envergure avec l'envie de le faire et non pas d'espérer une prospérité économique : « Le fait que je tripe autant sur mon domaine puis qu'à chaque jour j'en mange puis que je n'ai pas l'impression d'avoir un business, j'ai vraiment juste l'impression d'avoir du fun chaque jour et ça l'aide beaucoup. »
Ne pas penser à la rentabilité du projet
D'autre part, la créatrice de contenu nous a confié qu'elle est d'avis qu'il faut tout de même garder un oeil sur la rentabilité de l'entreprise :
« J'ai deux contradictions par rapport à [l'argent] parce que la première c'est que oui, quand on se lance en business, il faut s'attendre à ce que [ce soit] beaucoup de travail pour peu de fruits à la fin de la journée. Les cinq premières années, c'est plus difficile, ça dépend du domaine [...]. Mais d'un autre [côté], j'étais tellement juste focussée sur réaliser un rêve qu'il y a beaucoup de décisions que j'ai prises sans penser aux sous. »
En ne regardant pas le budget, Noémie s'est rendue à un point où Noble n'engendrait aucun profit à la fin de sa première année, entre autres parce qu'elle avait une idée en tête et qu'elle a attendu avant de regarder les autres options :
« Je voulais tellement offrir un produit, je voulais tellement créer des vêtements, je voulais tellement mettre en vie un rêve que j'ai depuis que je suis toute petite que je ne focussais pas sur les bonnes choses [...] Il faut se rendre à la réalité qu'un moment donné, une entreprise, il faut qu'elle soit rentable, du moins pour qu'elle survivre. »
Elle spécifie donc de s'assurer que ton projet soit en santé pour éviter d'être aux prises avec une faille qui pourrait avoir raison des efforts investis.
Se laisser influencer par les craintes des autres
Dans toutes les sphères de la vie, ton entourage peut te conseiller, te mettre en garde et te supporter. C'est ce que l'entrepreneuse souligne comme étant un aspect qui peut être autant des plus bénéfiques que défavorables :
« Quand tu te pars en entreprise, de A à Z, à la source, si tu ne crois pas en tes capacités, tu vas rapidement te décourager. Tu vas rapidement te rendre compte que tout le monde autour de toi, pas qu'ils ne croient pas en toi, mais ils ne vont jamais autant croire en toi que toi tu vas croire en toi. »
Elle ajoute que le fait de se lancer en affaires représente un certain risque et que ce n'est pas tout le monde qui a le courage de le faire :
« Il faut vraiment que tu sois capable de passer par-dessus les gens plus traditionnels [...]. Il y a un moment où, juste parce qu'ils t'aiment et qu'ils veulent te protéger, il y avait beaucoup de gens qui me disaient "T'es sûr?" et qui me remettaient tout le temps en question parce qu'ils me voyaient rusher, travailler fort, être stressée, ne pas arriver au bout à la fin de l'année. »
C'est dans ces moments plus difficiles que Noémie recommande d'écouter son instinct et de voir la solution la plus viable : « Eux, ils vont probablement te dire de lâcher ça, d'aller dans quelque chose de plus stable, de moins stressant [...]. C'est sûr que si la voix à l'intérieur de toi laisse ces voix-là prendre le dessus, ça va être très, très facile de lâcher et d'aller dans une autre direction, ce qui est aussi possible. Il n'y a jamais personne qui va te forcer. »
Elle termine en confiant que, selon elle, « si toi, tu y crois fort, fort, honnêtement 90 % de ton business est là. »
Choisir un projet qui ne te passionne pas
Tel que mentionné plus haut, celle derrière la marque Noble a tout débuté à partir d'une passion pour la mode et elle considère primordial d'aller vers un domaine, un produit ou un sujet qui t'allume.
« Le meilleur conseil que je peux donner à ceux qui ont le goût de partir un petit quelque chose [...], il faut vraiment que t'en manges de ce que tu fais parce que tu vas en faire beaucoup dans ta journée, tu vas te mettre à ne parler que de ça, ta vie va que tourner autour de ça. Ton entreprise va devenir littéralement une deuxième entité à côté de toi qu'il faut que tu prennes par la main chaque jour [...], il faut que tu ailles des points communs avec cette entité-là », explique-t-elle.
Il est aussi important de se permettre une certaine remise en questions après quelque temps pour s'assurer de croire en ton projet et c'est pourquoi une passion peut devenir la chose la plus importante :
« J'en connais beaucoup qui se tannent justement parce [...] qu'ils se rendent compte un moment donné que "Est-ce que j'aime vraiment ça, ce domaine-là, ce sujet-là? Ce produit-là, est-ce que j'y crois vraiment? Est-ce que je suis encore autant en amour avec? C'est normal, on évolue en tant qu'humain, mais je pense que c'est important vraiment d'avoir une motivation de plus. »
Manquer de curiosité
Noémie enchaîne ensuite en partageant qu'une des erreurs qui pourrait l'avoir freiné à certains moments dans son parcours est celle de ne pas être assez curieuse : « Je suis une petite tête de cochon des fois, j'ai l'impression que c'est juste moi qui a la réponse absolue alors que la réalité, c'est que ce n'est absolument pas le cas. Je n'écoutais pas assez les conseils des autres parce que j'étais un peu orgueilleuse [...] J'étais très fermée au début. »
La créatrice de contenu enchaîne en expliquant que, bien qu'il ne faut pas se laisser influencer par les commentaires d'autrui, il reste tout de même pertinent d'être à l'écoute des gens autour de soi :
« Un conseil peut facilement changer le parcours de manière hyper positive de ton entreprise, ça peut te faire voir une nouvelle idée, ça peut te faire voir un concept ou une mission d'une tout autre façon », confie-t-elle avant de poursuivre : « Maintenant, je dirais que cette erreur-là, je l'ai corrigée parce qu'à chaque fois que je prends une décision, je demande à toute mon équipe maintenant que j'en ai une. C'est sûr qu'au début quand tu n'en as pas, c'est plus difficile, mais n'importe qui a une personne de confiance. J'en parle à ma famille, à tous les professionnels avec qui je travaille, comptabilité, fiscalité, tout le kit. »
Il est aussi judicieux de demander conseil à des professionnels et professionnelles ainsi que de ne pas hésiter à poser des questions, selon l'entrepreneuse.
Prendre des décisions émotionnelles et spontanées
Une autre erreur que Noémie a soulevé est de laisser ses émotions prendre le dessus lors de la prise de décision : « Je me fais toujours une liste de pour et contre. De prendre des décisions hyper émotionnelles, comme j'ai fait toute ma vie, maintenant j'essaie de prendre des décisions plus éclairées. Mes décisions émotionnelles vont plus être dirigées maintenant parce que j'ai trop fait d'erreurs de prendre des décisions un peu spontanées parce que le coeur voulait, mais finalement la tête a réfléchi. »
Elle précise donc qu'il faut faire attention et prendre le temps nécessaire pour faire un choix sensé ainsi que de demander l'avis d'autres personnes :
« Ta tête est tellement ton meilleur outil, mais des fois quand tu es trop dedans, c'est sûr que d'avoir deux cerveaux qui pensent, trois ou quatre, c'est toujours l'idéal. Ils vont juste t'aider à voir d'autres visages de la situation. Il suffit de prendre leurs conseils, de prendre leur expérience. »
Après quelques années sur le marché, elle constate que le fait de poser des questions peut éviter bien des erreurs.
Ne pas déléguer
Le dernier point à éviter, que l'entrepreneuse considère comme étant l'un des plus importants quand vient le temps de débuter une compagnie, est celui de ne pas déléguer certaines tâches.
« Ça, c'est une autre erreur que j'ai fait longtemps, j'avais extrêmement peur de déléguer. C'est beaucoup d'insécurités que j'ai personnellement et ça, c'est quelque chose que t'apprends quand tu as une entreprise. Comme je dis une entreprise c'est que tu crées un enfant, il faut que tu apprennes à le gérer [...]. J'avais beaucoup de misère à déléguer parce que pour moi c'était insensé de donner mon bébé à quelqu'un », explique-t-elle.
Noémie termine en affirmant qu'il est mieux de se concentrer sur ses forces plutôt que d'essayer de tout faire en même temps :
« Je dirais que déléguer, c'est la base numéro un parce que dans la vie tu as tes forces, mais aussi tes faiblesses. Si tu t'occupes de tout, tu vas t'occuper aussi des trucs qui sont tes faiblesses, donc ça va être mal fait, ça ne sera pas aussi sharp que ce que toi, tu as envie que ce soit. Tous les trucs [avec lesquels] tu es meilleur, si tu prends tout ton temps dans ton horaire de journée pour focaliser là-dessus parce que c'est dans ça que tu excelles, c'est dans ça que ton entreprise va briller. »