Ce que tu dois savoir sur le nouveau programme d'immigration controversé au Québec
François Legault avait promis une certaine réforme dans l'immigration lors des dernières élections qui l'ont vu prendre le pouvoir au Québec. Dernièrement, annonçant que les arrivants étrangers devraient passer un test des valeurs et le réussir pour obtenir leur citoyenneté, la CAQ avait beaucoup fait jaser dans les médias et la population québécoise aussi semblait divisée sur le sujet. Cette nouvelle n'était vraisemblablement qu'une entrée en matière pour le ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Simon Jolin-Barrette, alors qu'on apprend maintenant une réforme du programme de l'expérience québécoise qui accueille les étudiants et travailleurs étrangers.
En effet, des changements au Programme de l'expérience québécoise (PEQ) auront un impact plus important que ce test des valeurs. Voici tout ce que tu dois savoir sur ces nouvelles politiques controversées.
La nouvelle réforme sur l'immigration qui est désormais appliquée aura des conséquences assez lourdes sur plusieurs étudiants et travailleurs. En effet, ça ne fait pas l'affaire de tous et certains points forts doivent être soulignés. Le PEQ a été modifié, en partie, afin de satisfaire les besoins du Québec dans des domaines d'emplois précis, alors qu'auparavant, tous les domaines d'études pouvaient permettre d'accéder à ce programme.
En date du 1er novembre 2019, seulement 218 programmes, tous niveaux confondus, sont maintenant admissibles. Parmi ces derniers se retrouvent 37 DEP, 23 AEC, 59 DEC, 65 BAC et 23 MAI. Des programmes qui touchent la santé, l'administration, les communications, l'ingénierie, les affaires et l'enseignement se retrouvent toujours dans la liste, alors que d'autres, comme ceux qui touchent l'art, ont été retirés et ne sont plus considérés.
Dès maintenant, ces changements s'appliquent à tous les étudiants qui appliquent au PEQ dans les 3 ans qui suivent l'obtention d'un diplôme. De plus, les conditions suivantes s'appliquent aussi à tous ceux qui feront une demande:
- doit avoir obtenu un diplôme d’études universitaires (baccalauréat, maîtrise, doctorat) ou un diplôme d’études collégiales techniques
- doit avoir obtenu une attestation d’études collégiales (AEC), un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou une attestation de spécialisation professionnelle (ASP) sanctionnant 900 heures ou plus de formation
- les diplômes et attestations sanctionnant 900 heures de formation (mais moins de 1 800 heures) nécessitent en plus de posséder une expérience de travail au Québec de 6 mois minimum, acquise après son programme de formation, dans son domaine de formation.
Le volet travailleur étranger temporaire a aussi vu ses conditions être modifiées. En effet, la liste des emplois donnant accès au Programme de l'expérience québécoise a été amincie, alors que seulement les emplois qui sont en demande s'y retrouvent désormais.
Cette nouvelle a en quelques sortes causé une commotion dans la population et les partis de l'opposition se sont tous levés contre le ministre Jolin-Barrette afin qu'il recule devant ces nouvelles politiques, qu'ils jugent « insensibles, maladroites et pouvant causer des dommages humains graves chez beaucoup de gens, voire briser des vies ».
De la même manière, les instituts d'enseignement, qui devront faire face à une nouvelle réalité par rapport à l'admission de leurs étudiants, se sont levées contre la décision du gouvernement caquiste. Certains, comme le recteur de l'UdeM, Guy Breton, mettent même de l'avant les répercussions de ces modifications au PEQ, alors que la majorité de leurs étudiants étrangers ne pourront plus être admissibles au PEQ.
Bref, c'est une décision qui ne fait pas l'unanimité chez la population québécoise et encore moins chez les différents partis politiques, qui souhaitent tous voir François Legault et son équipe faire demi tour. D'ailleurs, le principal intéressé a réitéré son désir d'aller de l'avant avec ce projet plus tôt mardi, mentionnant les priorités du Québec par rapport à l'économie et les emplois qui sont à combler.
Toutes les infos et autres précisions sur la réforme du Programme de l'expérience québécoise se retrouvent ici.

Luciano Frattolin is taken away in custody from the Essex County Court in Elizabethtown, New York on Friday, July 24, 2026. Luciano Frattolin charged with 2nd-degree murder and concealment of a human corpse.
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Police officers open the back of a recovered truck during a press conference regarding Project 24K, a joint investigation into the theft of gold from Pearson International Airport, in Brampton, Ont., on Wednesday, April 17, 2024.
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The Rockyview General Hospital is pictured in Calgary, Thursday, March 20, 2025.
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This composite image shows, left to right, B.C. NDP Leader David Eby in Vancouver, on April 13, 2026; B.C. Conservative interim Leader Lorne Doerkson, in Vancouver, on Sept. 22, 2026; B.C. Green Party Leader Emily Lowan in Victoria, on Sept. 23, 2026.
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B.C. Premier David Eby, back, and outgoing premier John Horgan embrace during a swearing in ceremony where Eby became the province's 37th premier at the Musqueam Nation, in Vancouver, B.C., Friday, Nov. 18, 2022.
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The Rockyview General Hospital is pictured in Calgary, Thursday, March 20, 2025.THE CANADIAN PRESS/Jeff McIntosh