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Un rapport de 512 pages confirme ce que les gens pensent tout bas des rues de Montréal

Des nids-de-poule à Montréal? Ben non, voyons. 🙄

Izabelle Bee | Narcity Québec, Marc Bruxelle | Dreamstime

Quel automobiliste n'a jamais eu peur de briser son bolide en deux en roulant dans des nids-de-poule d'une artère de la métropole ou sacré en raison de nombreux détours causés par de la construction? Le plus récent rapport de la vérificatrice générale (VG) de Montréal dresse un portrait dévastateur et révélateur de l'entretien des rues de la métropole francophone d'Amérique du Nord.

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Dans ses 512 pages du Rapport annuel 2024 du Bureau du vérificateur général de la Ville de Montréal, déposé ce lundi 25 août, Andrée Cossette pointe du doigt, parmi d'autres enjeux, la gestion « cloisonnée » de l'entretien routier qui entraîne une « inefficacité des interventions », notamment en ce qui a trait au traitement des nids-de-poule.

« Notre vérification nous amène à conclure que la Ville n’a pas mis en place des mécanismes suffisants pour assurer une gestion efficace de l’entretien et de la maintenance des routes locales et artérielles, afin de les préserver en bon état, conformément aux niveaux de service établis », peut-on lire.

L'enquête de la VG a démontré que de nombreux arrondissements sous-utilisaient de 15 % à 94 % de leur budget dédié à l'entretien de leurs rues et artères, en raison de bris répétés des machines. C'est notamment le cas du Sud-Ouest et d'Ahuntsic-Cartierville.

« L'approche de gestion des actifs de la Ville applicable à ses routes n'est pas suffisamment structurée et ne repose pas sur une vision claire. Cela entrave la mise en œuvre d'une stratégie alignée sur une orientation commune et garantissant des interventions en temps opportun, en particulier l'entretien préventif », indique le rapport.

Selon la VG Cossette, la « gestion compartimentée de l'entretien des routes locales et artérielles ne favorise pas une utilisation optimale des ressources, ce qui compromet la durabilité de l'infrastructure routière ».

Voici quelques-unes des recommandations émises par la VG de Montréal :

  • Régulariser le transfert des responsabilités d’entretien des rues artérielles entre la ville-centre et les arrondissements.
  • Mettre en place une stratégie de gestion des actifs avec objectifs clairs, gouvernance définie et mécanismes de suivi.
  • Aligner les budgets d’investissement et de fonctionnement avec les besoins réels des chaussées.
  • Déterminer des enveloppes budgétaires cohérentes avec les plans de gestion des actifs des rues locales.
Pour lire le rapport complet de la VG de Montréal, c'est par ici.