Le principe est simple : Ă©couter ou lire des communications dans une langue Ă©trangĂšre, les traduire et juger si elles valent la peine dâĂȘtre creusĂ©es. Câest un poste permanent, et il est offert notamment Ă MontrĂ©al et Ă Gatineau.
Ăa fait quoi, un ou une analyste des communications?
Oublie les gadgets et les dĂ©guisements : lâessentiel du travail se fait devant un ordinateur, casque dâĂ©coute sur les oreilles. Une fois les communications traduites, lâanalyste rĂ©dige des rapports qui pourraient ouvrir de nouvelles pistes dâenquĂȘte.
Pour y arriver, il faut fouiller des enjeux sociaux, Ă©conomiques, gĂ©opolitiques ou ethnoculturels, et s'appuyer sur sa propre connaissance de la culture associĂ©e Ă la langue. Le SCRS insiste sur l'importance d'avoir un vif intĂ©rĂȘt pour le renseignement et la politique, en plus d'ĂȘtre Ă l'aise avec les outils informatiques et les rĂ©seaux sociaux.
Petit avertissement avant de foncer : l'annonce précise que le poste peut exposer à du contenu perturbant et que des heures supplémentaires sont à prévoir.
Voici les langues recherchées :
- l'espagnol
- le mandarin
- le russe
- le pendjabi
- l'ourdou
- l'hindi
OĂč et combien ça paie?
Les postes sont offerts dans les bureaux régionaux de Montréal, de Gatineau, de Toronto, de Calgary, d'Edmonton, de Regina et de Winnipeg. Il faut d'ailleurs indiquer dans sa lettre de présentation le lieu précis pour lequel on postule.
CÎté paie, l'échelle salariale va de 99 392 $ à 120 917 $ par année. Les exigences en matiÚre de langues officielles varient selon le poste : certains demandent le français ou l'anglais, d'autres l'anglais seulement, et d'autres encore le bilinguisme.
Ce que ça prend pour postuler
Le concours est réservé aux citoyennes et citoyens canadiens. Voici les autres conditions à remplir :
- Un baccalauréat et deux ans d'expérience en recherche, en analyse et en rédaction de rapports, ainsi qu'en travail d'équipe. Une maßtrise ou un doctorat pourrait compter comme de l'expérience;
- Si ton diplÎme a été obtenu à l'étranger, une attestation d'équivalence d'un établissement reconnu au Canada, obtenue à tes frais;
- Une maßtrise de niveau spécialisé de l'une des six langues, vérifiée par des tests écrits, tout comme ton français ou ton anglais;
De l'expérience en interprétation ou en traduction est considérée comme un atout.
Le processus de sélection est exigeant. Les personnes candidates doivent réussir trois évaluations, toutes réalisées pendant une seule journée complÚte, qui portent sur la langue étrangÚre, la communication écrite, l'analyse et la rigueur. Un seul échec met fin à la candidature. Les personnes qui réussissent sont ensuite convoquées à une entrevue.
Comme pour tous les emplois du SCRS, il faut aussi obtenir une cote de sĂ©curitĂ© « trĂšs secret approfondi ». Au menu : entrevue de sĂ©curitĂ©, test polygraphique et enquĂȘte sur les antĂ©cĂ©dents, qui comprend une vĂ©rification des finances et du crĂ©dit. L'agence rappelle Ă©galement qu'il faut s'abstenir de consommer toute drogue illĂ©gale dĂšs le dĂ©pĂŽt de sa candidature.
Une fois embauchée, la personne devra réussir le cours destiné aux analystes des communications.
Motus et bouche cousue
Si tu postules, garde-le pour toi. Le SCRS demande de ne pas parler de sa candidature, y compris sur les réseaux sociaux, sauf à sa douce moitié ou à ses proches parents, et de leur rappeler de rester discrets à leur tour.
Tu as jusqu'au 29 octobre 2026 pour soumettre ta candidature. Ne tarde pas trop, puisque les dossiers sont évalués en continu jusqu'à ce que tous les postes soient pourvus.
Analyste des communications
Salaire : De 99 392 $ à 120 917 $ par année
Employeur : Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)
Lieux : Montréal, Gatineau, Toronto, Calgary, Edmonton, Regina et Winnipeg
Date limite pour déposer sa candidature : 29 octobre 2026
C'est ici pour postuler