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Tout ce que tu dois savoir sur la nouvelle loi sur les pourboires au Québec

De nombreux changements s'en viennent! 👀

Si ta facture au restaurant peut grimper assez rapidement avec les taxes et le tip, les choses risquent de changer bientÎt puisque le gouvernement provincial a décrété une nouvelle loi pour encadrer les pourboires au Québec et toutes autres pratiques commerciales jugées abusives. Eh oui, tu n'auras plus à te sentir coupable de laisser une compensation déjà trÚs raisonnable.

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C'est le 7 novembre dernier que le projet de loi 72 a officiellement été adopté. Alors que celui-ci comporte plusieurs changements sur l'enjeu des pourboires au Québec et sur d'autres procédés commerciaux qui touchent directement ton portefeuille, voici tout ce que tu dois savoir pour t'y retrouver.

Qu'est-ce que le projet de loi 72?

Le projet de loi 72, soit la Loi protĂ©geant les consommateurs contre les pratiques commerciales abusives et offrant une meilleure transparence en matiĂšre de prix et de crĂ©dit, vise principalement Ă  mettre fin Ă  des mĂ©thodes de vente dites malhonnĂȘtes et inappropriĂ©es. Ces nouvelles rĂ©glementations permettront aux QuĂ©bĂ©cois et QuĂ©bĂ©coises de « faire les meilleurs choix en fonction de leur budget et de leurs besoins », selon ce qu'affirme l'Office de la protection du consommateur (OPC).

« Le projet de loi n° 72 vient corriger des irritants du quotidien et simplifier la vie des Québécois, que ce soit à l'épicerie, au restaurant, à la station d'essence, chez le concessionnaire ou encore à leurs institutions financiÚres », a déclaré le ministre de la Justice, procureur général du Québec et ministre responsable de la protection des consommateurs, M. Simon Jolin-Barrette, lors de l'adoption à l'unanimité de la nouvelle loi.

Cette derniÚre se décline en huit mesures-phares, dont celle concernant les suggestions de pourboire dans les établissements de restauration.

Qu'est-ce que cette nouvelle loi va changer pour les pourboires au Québec?

D'aprÚs le ministre Jolin-Barrette, « le pourboire est là pour rester au Québec. Il fait partie de nos coutumes, c'est une convention sociale. Mais, nous sommes tous d'accord, on ne devrait pas se sentir sous pression lorsqu'on nous tend le terminal au moment de payer ».

En effet, il n'est pas rare au restaurant que les options de pourboire sur le terminal dĂ©butent Ă  18 % du montant total de la facture et grimpent mĂȘme jusqu'Ă  30 %. D'autres auront aussi remarquĂ© que, dans les Ă©tablissements de restauration rapide notamment, il faut sĂ©lectionner le pourboire avant d’effectuer un paiement avec sa carte ou son tĂ©lĂ©phone.

Ce sont donc ces pratiques qui devront changer pour se conformer Ă  la nouvelle loi. Tout d'abord, les suggestions de pourboire seront dĂ©sormais calculĂ©es sur le montant avant taxes et elles devront ĂȘtre prĂ©sentĂ©es de maniĂšre neutre et uniforme. « Fini les bonhommes sourires et les messages d'encouragement Ă  laisser plus de pourboire », avait d'ailleurs lancĂ© le ministre lors de son allocution Ă  l'AssemblĂ©e nationale.

Ensuite, la clientĂšle devra toujours avoir la possibilitĂ© de choisir librement le montant qu’elle souhaite laisser, de façon simple et intuitive, sans avoir Ă  chercher l’option sur le terminal.

Quand les mesures de la loi sur les pourboires entreront-elles en vigueur?

L'entrée en vigueur des nouvelles dispositions concernant les pourboires est prévue six mois aprÚs la sanction de la Loi. C'est donc en mai 2024 que tu verras les changements sur les terminaux de paiements.

D'ailleurs, comme l'a confirmé Martin Vézina de l'Association Restauration Québec (ARQ) à Narcity Québec, la responsabilité de mettre à jour les configurations à temps incombera aux entreprises fabriquant les équipements de transaction, et non aux exploitants.

Est-ce que d'autres pratiques seront encadrées par le projet de loi 72?

En ce qui concerne l'industrie de la restauration, l'ARQ a tenu Ă  ce qu'une mesure concernant les rĂ©servations qui ne sont pas honorĂ©es soit ajoutĂ©e au projet de loi afin d'imposer des pĂ©nalitĂ©s financiĂšres. L'association rĂ©clame que les commerçants puissent exiger une amende maximale de 20 $ aux « no show », soit aux groupes qui ne se prĂ©sentent pas aprĂšs avoir rĂ©servĂ© ou mĂȘme qui annulent leurs rĂ©servations moins de 24 heures Ă  l'avance.

« Nous avons bien noté la volonté du ministre de la Justice de prendre en considération notre demande dans un nouveau rÚglement sur les "no show ". Nous aurons des suivis sous peu de la part du gouvernement pour discuter des orientations de ce futur rÚglement », a indiqué M. Vézina. Ce sera donc un dossier à suivre au cours des prochains mois.

Parmi les autres mesures-phares de la Loi, on compte notamment l'affichage des prix Ă  l'Ă©picerie qui fera l'objet de changements. Les informations telles que le prix Ă  l'unitĂ©, le prix par unitĂ© de mesure, le prix rĂ©gulier ainsi que le prix rĂ©servĂ© aux « non-membres » devront ĂȘtre affichĂ©es de maniĂšre claire et visible en tout temps.

Des rÚgles pour favoriser la transparence des prix de l'essence et une meilleure concurrence sur le marché seront aussi édictées. De nouvelles balises pour les « ballounes » sur les véhicules devraient aussi entrer en vigueur pour éviter que les automobilistes aient des frais reportés sur un nouveau contrat.