Voici pourquoi je ne te demande rien de particulier
Je déteste les relations de 2016. Sur la façon qu'on définit les relations, plus. Je les déteste parce que je ne les comprends pas. Je ne m'éterniserai pas sur l'idée de la fréquentation ou du fuck boy. J'pense que ces sujets ont été assez parcourus par beaucoup (trop) de gens de fond en comble. On comprend le principe.
J'ai l'impression qu'on a commencé à se fréquenter au lieu de devenir un couple immédiatement pour se simplifier les choses et qu'on a tout de même réussi à compliquer tout ça. On a réussi à mélanger toute cette patente-là. C'est correct de vouloir se fréquenter, de ne rien vouloir d'engagement, mais il faut pas non plus se mentir à soi-même. Si on est pas prêt à ne pas être exclusif, faut l'dire. Si on ne cherche rien de sérieux, faut le dire. Pis si on recherche le grand amour, faut le dire aussi. Pis j'vais vous le dire, moi, je ne cherche rien de particulier.
On trouve le moyen d'avoir peur des plus beaux sentiments qui existent simplement à cause de mauvaises expériences. C'est comme si on refusait de manger notre plat préféré simplement parce qu'on en a été malade une fois parce qu'un chef incompétent nous a servi des aliments pas frais. C'est pas parce qu'avec un, ça ne marche pas qu'il faut arrêter d'y goûter.
J'aime tout ce qui est avant, tout ce qui précède un instant. Tout ce qu'on ne peut pas nous enlever, tout ce qui est inoffensif. Tout ce qu'on ne peut pas gâcher, puisque techniquement, ça ne veut rien dire.
L'odeur quand on cuisine notre plat préf ensemble, regarder le soleil se lever avant que n'importe quelle journée commence, l'instant avant de s'embrasser pour la première ou la millième fois. Tout ça, tu ne peux pas me l'enlever. Et techniquement, ça ne veut rien dire. C'est tout ce qui vient après qui gâche tout souvent. J'te demande rien de particulier, alors. J'te demande une odeur, un regard, un instant. Ça veut rien dire, tout ça.
C'est tout ce qui vient après qui est trop compliqué. Vous me direz quand ce sera revenu comme avant. Comme au secondaire, lorsqu'on était gêné de se retrouver seul avec un gars parce qu'on savait qu'on se plaisait, mais qu'on n'osait pas faire de move. Ces moments-là qu'on repassait dans notre tête à la fin de la journée, avec tous les détails qui importaient et qui nous faisaient sourire. La façon qu'il nous regardait. La façon qu'il disait notre nom. La façon dont on avait hâte à certains cours simplement parce qu'on était dans les mêmes classes. On n'avait pas besoin d'aller voir ailleurs avant que ça se passe avec ledit gars/fille. On savait attendre, on savait être patient. On aimait ça, presque.
C'est ça que je veux retrouver. Un gars patient. Pour le moment, j'demande rien de particulier. J'demande de la patience, mais pour le moment on dirait que c'est trop demander. Donc pour le moment, j'demande rien de particulier.

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